08/03/2010
BILLET D'HUMEUR!
Nombre de Français sont las et désabusés envers les élections où les responsables politiques s’évertuent à en travestir les enjeux, à enchevêtrer les domaines de compétences, à récuser leur responsabilité dans la faiblesse de leurs actions.
Nous sommes, en France, en campagne électorale permanente où toutes les promesses ne peuvent engager que nous mêmes, nous aigrir par les désillusions de l’espoir suscité, né dans les difficultés du quotidien.
La tendance ne devrait pas faiblir dans le calendrier à venir :
2011 : renouvellements de la moitié du sénat pour 6 ans et des conseillers généraux pour 3 ans.
2012 : élection présidentielle.
2014 : élections des conseillers territoriaux en remplacement de nos conseillers régionaux et généraux et élections municipales.
Un tel rythme dans les échéances électorales phagocyte le fond, nuit à l’innovation, au changement des mentalités. Les grosses « écuries » ne s’y trompent pas, elles perpétuent et entretiennent le discours dans la forme, leurs vérités dogmatiques en certitude, parties visibles de l’iceberg électoral, pour nous, électeurs, afin de mieux nous saturer de promesses, d’effets d’annonces, d’exacerber notre mal vivre confronté aux vicissitudes de la vie quotidienne.
Le bipartisme, la caricature de la politique !
L’orthodoxie des dogmes capitaliste et socialo-communiste des partis dominants véhiculée auprès des adhérents est tellement ancrée dans leur esprit qu’ils le conçoivent comme l’intérêt général.
Le maintien volontaire de ces dogmes des familles gauche et droite, valeur refuge, immuable enferme la France dans un dualisme qui a généré une bipolarisation réductrice.
La bipolarisation porte en elle la caricature de la politique et des hommes qui l’expriment.
La caricature nuit à l’affirmation de projets innovants, réalistes, la caricature est réductrice du débat démocratique.
Le débat démocratique, source, exigence de la conduite de la cité impose l’intérêt général des citoyens en épitaphe.
Oui mais voilà, ce foutu bipartisme érigé en forme de réflexion primaire, par les partis dominants, occulte tout débat démocratique au profit de rhétoriques où la forme prime le fond, l’effet d’annonce en certitude, la calomnie en argumentaire avec en bouquet final l’encouragement à l’abstention.
Les postures « contractuelles » de la Droite et de la Gauche traditionnelle enfantent dans cette élection de nos futurs conseillers régionaux, un désintéressement préoccupant des citoyens.
L’abstention, le grand fléau !
L’abstention est et continuera à être la grande perdante des élections en permettant à une minorité de l’électorat de décider du devenir de la majorité tant que le vote blanc ne sera pas reconnu comme vote.
L’abstention est la somme des citoyens désabusés, des non civiques et surtout de ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce pastiche du bipartisme
Les médias, les petites phrases !
Tous les médias nous annoncent une déferlante rose, mais sur quels critères les intentions de vote sont ils fondés avec l’absence de débats télévisuels en prime time, de présentations contradictoires des bilans de la mandature, d’affichage sur nos murs pour prouver le renouvellement des acteurs politiques tant annoncé et du peu de lisibilité dans les programmes distribués.
D’ailleurs, il serait fort intéressant de connaitre les budgets prévisionnels pour cette élection et par parti. Nous aurions une surprise de taille sur l’inadéquation des moyens mis en œuvre et l’importance de cette élection pour nous, citoyens.
L’importance de cette collectivité locale dans l’esprit des responsables politiques !
Les « mentors » considèrent cette élection comme non déterminante, un vote de protestation sans effet destructeur sur les prochaines échéances dites majeures, d’ailleurs qui connait ses conseillers régionaux et les impacts des décisions de la région sur son quotidien.
Aucune tête de liste ne claironne sur la réforme de nos collectivités locales qui réduit la durée du mandat à quatre années avec en implication un budget 2010 clos, un budget 2014 qui ne pourra être voté. Nos futurs conseillers pourront influer que sur trois exercices pour mettre en œuvre leurs promesses, engagements à forte teneur démagogique, peu réalistes tel la construction du grand huit du grand Paris pour 20 milliards d’euros à la gratuité des transports.
Les élections régionales comme les Européennes sont considérées comme des épiphonèmes.
La forme avant le fond !
Devant cet état de fait, nos deux grands partis, relayés par les partis satellites en mal d’existence, nous immergent dans l’éternel affrontement stérile Gauche-Droite, des schémas éculés d’un autre temps. Loin est l’émergence de l’intérêt général pour l’ensemble de nos concitoyens qui, pourtant, devrait être la seule préoccupation et source de conviction, d’argumentaires pour nourrir le débat d’idées qui ,seul fait progresser les sociétés où l’homme garde toute la place qui doit être sienne dans ce monde en mutation permanente.
Aucun politicien ne veut prendre le risque de s’exposer à travailler sur le fond où l’innovation, la sincérité, la vérité sont à démontrer pour convaincre l’électorat de l’intérêt général à défendre, de combattre le clientélisme, le corporatisme de peur de compromettre l’élection « majeure » à venir.
Le seul espoir !
La troisième voie, la voie de la raison, la voie de la réalité, la voie du pragmatisme solidaire, la voie de la démocratie, voie qui semble s’éloigner d’élection en élection devant le refus des français d’assumer leur désintéressement, de croire en l’innovation, au changement constructif sans démagogie et, d’entériner le vote de protestation en programme électoral.
Les Français, par leur comportement, confortent les Grands partis à user de la forme au détriment du fond, à ériger leur dogme en intérêt général et se satisfont de l’alternance sans le changement. La peur du lendemain nourrit le conservatisme qui engendre frustration et désillusion.
Il nous reste une semaine pour mettre à mal la prédominance de la forme sur le fond, à démontrer que demain est notre avenir en y contribuant activement, que l’affrontement gauche-droite nuit grandement aux solutions innovantes et nécessaires pour construire notre devenir.
Il est temps de « grandir », de croire en cette troisième voie portée par le « Mouvement Démocrate » qui fait fi des idéologies pour le pragmatisme, le réalisme, l’innovation en replaçant l’homme au cœur de toute décision sans compromettre notre devenir social et économique.
21:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : alain dolium, grigny, vasquez, front de gauche, ump, régionales, élections, modem, programme |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook | |
Imprimer |




Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://actionspourgrigny.hautetfort.com/trackback/2642968
Écrire un commentaire