15/11/2008
GRIGNOIS VOUS ETES CONCERNES!
Placées au centre du département de l’Essonne, les implantations militaires, dites de Brétigny-sur-Orge, alors même qu’elles s’étendent sur plusieurs communes, étaient jusqu’à récemment jugées immuables. De longue date, les militaires, les élus, les simples citoyens pensaient que même si le mythique CEV devait quitter Brétigny – ce qu’il fit voilà dix ans –, jamais l’État, jamais l’armée, n’abandonneraient un site aussi stratégique de près de mille hectares que forme l’ensemble BA 217 et GL1CAT. Pourtant, depuis juillet dernier, chacun sait que c’est désormais la perspective affichée du Gouvernement.
Le CEV, tâche blanche sur toutes les cartes de la région, forme une ligne d’équilibre pour le centre de l’Essonne : au nord de la Francilienne, un continuum urbain ; au sud, les terres rurales. Si l’armée abandonne ces terrains, la cohabitation équilibré de l’urbanité et de la ruralité, spécificité de notre département, va être rompue avec le risque majeur d’une urbanisation fractionnée par des élus locaux, en mal de croissance économique de leur territoire, donc non maitrisée et qui deviendra vite non maitrisable.
Cette perspective nous inquiète et nombre de rumeurs et d’hypothèses commencent déjà à circuler.
D’abord, car la piste pourrait servir à un aéroport de fret, ensuite parce qu’au moins un parlementaire du département s’est déjà exprimé publiquement sur les ondes de I-télé pour la création d’une ville nouvelle, puis dans le Parisien les propos d’un président d’une communauté d’agglomération pour créer une liaison des terrains de l’hippodrome de Ris Bondoufle jusqu’à ceux de Brétigny pour un grand projet de développement économique.
Mais le plus inquiétant est que plusieurs élus locaux se sont empressés de prendre acte de la décision de fermeture des bases, sans réclamer les études d’impacts nécessaires, comme l’exige la loi, alors qu’en réalité nous n’en sommes encore qu’au stade d’intention de la part du Gouvernement.
Sur cette affaire, officiellement, le Gouvernement et son représentant, le préfet, ne disent rien, le conseil général ne veut rien et les élus locaux ignorent tout !
Il faut donc une mobilisation citoyenne pour obliger les uns et les autres à sortir d’une telle hypocrisie et à préciser leurs intentions. Il faut sans doute commencer par prendre position contre ce projet trop flou et hasardeux.
À nos yeux, le problème mérite une première approche sous forme d’une question simple : l’urbanisation du sud Essonne doit-elle être freinée afin de sauvegarder des zones vertes et améliorer la qualité de vie des Essonniens ou doit-on créer une offre de logements, après le projet du plateau de Saclay en vue d’un grossissement continu de la région parisienne ?
Adopter cette seconde optique n’est pas illégitime, mais elle oblige à répondre à la question suivante : quel est le profit pour les Essonniens et pour la région capitale de passer de douze millions à quinze millions d’habitants ? Quel est l’avantage du toujours plus pour l’agglomération parisienne elle-même qui se traduit hélas par du toujours moins pour la province ?
Seul le mouvement citoyen par sa mobilisation peut garantir que nous, Essonniens, soyons consultés dans cette affaire, que nous participions pleinement aux décisions du devenir de ces terrains et anticiper les conséquences pour les populations environnants.
Rejoignez le collectif des riverains du CEV
Agir plutôt que subir
22:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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