22/10/2008
SANTE PUBIQUE
Réforme de l’hôpital, patients, santé et territoires par notre ministre Roselyne BACHELOT
La ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative a présenté un projet de loi portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires.
Ce projet montre la volonté du Gouvernement de répondre aux attentes et aux besoins de nos concitoyens en matière de santé.
Il propose une modernisation globale du système de santé et apporte des réponses aux grands enjeux que sont l’accès de tous aux soins, le décloisonnement entre l’ambulatoire, l’hôpital et le médico-social, l’amélioration de la prise en charge des maladies chroniques, la santé des jeunes et, d’une manière générale, la coordination du système de santé.
Consacré à l’hôpital, le titre premier du projet de loi met en oeuvre les propositions formulées par la commission présidée par M. Larcher en avril dernier. Le fonctionnement de l’hôpital est modernisé, ses missions sont précisées et les liens entre médecine de ville et hôpital sont renforcés.
Le pilotage de l’hôpital, sous la conduite du chef d’établissement dont le rôle est renforcé, est recentré sur le projet médical, cœur du projet d’établissement.
L’objectif du projet de loi est également de mieux adapter l’offre de soins aux nouveaux besoins de la population, aux évolutions techniques et aux attentes des professionnels de santé. L’évolution de la médecine impose notamment de travailler sur les complémentarités entre l’hôpital de proximité et les plateaux techniques les plus sophistiqués. C’est le sens de la création des communautés hospitalières de territoire, qui permettront aux établissements de coordonner leurs interventions et leurs ressources, dans une logique de gradation des soins, pour mieux répondre aux besoins de la population.
Le deuxième titre du projet de loi entend améliorer la répartition des médecins sur le territoire et l’accès aux soins de ville. Pour assurer un meilleur accès au médecin de garde, la permanence des soins sera désormais organisée au niveau de chaque région, prenant ainsi en compte les spécificités locales. Le nombre de médecins formés dépendra davantage des besoins locaux.
La coopération entre professionnels de santé sera facilitée, ce qui permettra notamment de renforcer le rôle des professions paramédicales dans le système de santé.
Le titre III est consacré à la santé publique et a pour objet de renforcer la politique de prévention. Pour protéger la santé des jeunes, il est proposé notamment d’interdire la vente d’alcool aux mineurs et celle des cigarettes aromatisées dites cigarettes « bonbons ». L’objectif est également de développer l’éducation thérapeutique des patients, pour améliorer les conditions de vie et la prise en charge des personnes atteintes de maladies chroniques.
Le titre IV du projet de loi crée les agences régionales de santé (ARS). Ces nouveaux organismes réuniront les moyens de l’Etat et de l’Assurance maladie au niveau régional en simplifiant les structures. Les agences déclineront dans un cadre territorial les objectifs du projet de loi : faciliter l’accès aux soins et l’accès à l’information, décloisonner les soins de ville et ceux dispensés à l’hôpital afin de simplifier le parcours de santé des patients, et développer la qualité et la sécurité du système de santé.
Réponse d’un utilisateur potentiel de Savigny sur orge
L’hôpital de Juvisy-sur-Orge est aujourd’hui victime d’un manque de volontarisme politique, entretenu depuis des années par les différents décideurs du secteur. La situation est telle qu’en l’état, et à mon sens, la structure médicale de Juvisy ne mérite plus le nom ni le rôle d’hôpital. Donner le nom d’hôpital à cette structure, c’est l'inclure dans les soins d’urgence et la prise en charge des patients traumatisés sur son secteur. En cela on doit retirer le statut hospitalier à Juvisy et requalifier le site en fonction des réels besoins - du bassin de population qui en dépend.
Le personnel n’est pas en question il s’agit clairement de l’insertion de Juvisy dans l’offre de soin local en adéquation avec l’offre ambulatoire.
Il faut mettre à part le cas de la maternité qui mérite un traitement différent de l’ « hôpital ».
Nous ne pouvons pas dire que notre secteur est un désert médical pour les structures hospitalières. Nous bénéficions des hôpitaux d’Evry, de Longjumeau, du Kremlin Bicêtre, de Créteil et bientôt du Centre Hospitalier Sud Francilien.
Les véritables déficits se situent sur la médecine de ville, sur les plateformes spécialisées et sur l’accès à ces dernières. Cela a été notamment renforcé par la mise en place des franchises médicales (pour les déplacements en véhicules sanitaires par exemple).
Les réels besoins se situent sur une médecine de proximité, accessible à pied ou en transport en commun pour les personnes à mobilité réduite (tout le contraire de l’hôpital de Juvisy) et une médecine ambulatoire, avec des :
- structures de soins palliatifs, ou de chimiothérapie, et/ou radiothérapie
- des centres de dialyse proches des lieux de vie,
- maisons médicales et des centres de santé,
- établissements pratiquant le tiers-payant pour les populations les plus démunies.
Le réel besoin se situe sur une politique locale qui définit une carte d’accès à la santé sur le territoire (communal et inter communal), qui accompagne les professionnels de santé, qui mutualise les structures et les infrastructures afin de permettre la cohérence et la mise en adéquation avec la demande des populations et de limiter les coûts pour les patients et pour les professionnels de santé.
L extension des horaires avec des services de rotation des professionnels de santé après 19H, une aide à l’installation dans les quartiers difficiles - au demeurant nombreux sur notre secteur- limitera les besoins aux urgences dont le métier n’est pas de prendre en charge la "bobologie".
J’appelle chacun à se poser la question : en cas d’urgence et en connaissance de cause, accepteriez-vous d’être hospitalisé à Juvisy ? Nos concitoyens attendent de - une réponse claire, honnête et circonstanciée sur un sujet essentiel.
Au delà de l'aspect médical, nous devons être aussi responsables sur les coûts inhérents à ces structures. En cela je soutiens un projet de réhabilitation de Juvisy en centre de santé de proximité (gestion communale ou inter communale) et une structure de soins palliatifs (entrant dans le cadre du plan grand âge).
23:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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