23/05/2008
LA BELLE HYPOCRISIE
Si le principe de précaution est inscrit dans la constitution pour la protection de la santé et de l’environnement ; le principe d’exposition au risque de la population est laissé à la libre appréciation des autorités publiques.
La CIM , dépôt d’hydrocarbure classé site SEVESO SA situé à proximité de la zone activité commerciale de la Plaine Basse sur la RN 7, vient d’obtenir par le préfet de l’Essonne, muté, le feu vert pour une extension par la construction de 4 cuves supplémentaires pour une augmentation de 40% de sa capacité de stockage.
Les effets dramatiques de l’explosion du site AZF de Toulouse avaient conduit, par mesure de précaution, le précédent Préfet à élargir les périmètres de sécurité autour de la CIM.
Nous sommes effectivement en droit d’attendre des autorités publiques et de nos élus l’application des termes : Prudence – Prévention – Précaution devant chaque situation exposant des populations à un risque majeur.
Pourtant, le maire de Grigny et le maire adjoint en charge de l’urbanisme ont fortement contesté cette décision pour motif que celle-ci portait préjudice au développement économique de la zone d’activité en compromettant l’arrivée de l’enseigne Truffaut et de ses serres.
L’obstination de ces élus eut gain de cause auprès de ce même Préfet qui accéda à leur requête, par arrêté préfectoral en septembre 2004 la veille de son départ, et Truffaut inaugura son magasin en pleine campagne électorale des municipales en 2008.
La question centrale que le principe de précaution ou d’exposition au risque des populations soulève est, si l’acceptabilité d’un risque potentiel doit faire l’objet d’un débat démocratique avec les personnes exposées ou d’une décision arbitraire d’autorités publiques sachant qu’il n’y a jamais de risque zéro.
Il en va d’autant plus ainsi que les intérêts et les attentes de chacun sont, à priori, loin d’être convergents.
Ce qui nous amènent à nous interroger sur l’obligation faite par l’Etat de créer des comités locaux d’information et de concertation (CLIC),depuis le 1er février 2005,et la valeur des avis émis que retiennent les autorités publiques ainsi que sur le principe du débat démocratique, prônait par nos élus communistes, à l’acte sur les sujets du quotidien de la population.
Nous, citoyens de Grigny, devant l’accroissement d’exposition au risque généré par l’autorisation, accordée à la société CIM, d’augmenter de 40 % sa capacité de stockage nous exigeons que la présente municipalité engage les actions nécessaires pour contester et faire annuler cette décision par le nouveau Préfet.
La Liste Vivre à Grigny s’est engagée, pendant la campagne électorale, à informer les Grignards et les Grignois sur toute évolution de ce site à haut risque. Elle le fait par son élu au conseil municipal, Serge GAUBIER.
19:30 Publié dans Action municipale | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
si même les élus se moquent de la sécurité des citoyens de leur ville au nom de quelques créations d'emplois (qui d'ailleurs ne bénéficient pas systématiquement aux GRIGNOIS); ce scandale mériterait d'être médiatisé ....
Si les habitants de cette ville étaient au courant de l'attitude de ce maire peu scrupuleux et irresponsable, réelu par ces mêmes habitants(quoique pas si nombreux que cela, vu les derniers chiffres des elections municipales).
Comment la totalité des habitants(adultes et enfants) d'une ville est mise en danger, sans aucune information, sans aucune action de prévention, juste pour l'ouverture d'un magasin....!
Ecrit par : GIBERT | 19/07/2008
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