06/11/2005

Gouverner c'est prévoir, mais les vacances, c'est les vacances

D'une part, les professeurs d’éducation physique des collèges protestent parce qu’ils ne peuvent exercer convenablement leur profession, en raison d'une mise à disposition insuffisant des installations sportives municipales.

D'autre part, pour que les conditions météorologiques ne perturbent ni les cours d’éducation physique ni le contenu du programme de l’année scolaire, il est nécessaire de disposer d’installations couvertes.

C'est le conseil général, qui dans le cadre de ses prérogatives, signe avec les municipalités des conventions financières pour l'utilisation des installations nécessaires aux collèges.

Interpellé sur ce point au cours du conseil d’administration du collège Sonia Delaunay, auquel j'assistais ce jeudi 30, le conseiller général et maire de Grigny, a proposé avec accord de la Principale, un rendez-vous aux professeurs d’éducation physique, à la rentrée scolaire, sans autre précision de date.

On peut constater, comme à l’accoutumée, qu'il sera une fois encore, préféré traiter dans l’urgence et en pleine rentrée scolaire, au milieu de mille autres problèmes, eux réellement imprévisibles, un problème clairement identifié qui aurait pu être mis à plat avant les vacances.

Avec de telles pratiques, les six mois de réhabilitation du gymnase du Labyrinthe à partir de septembre, ne vont pas contribuer à améliorer la motivation des enseignants d'éducation physique qui espéraient tout simplement faire leur métier convenablement; quant à l'éducation des enfants... certains diraient en d'autres circonstances que c'est une variable d'ajustement.

Gouverner c’est prévoir. Suite

Au conseil d’administration du collège du vendredi 4 novembre, les professeurs d’éducation physique expriment, une nouvelle fois, avec force leur mécontentement sur les conditions d’exercice de leurs cours.

Non seulement, le Maire et Conseiller Général n’a pas tenu l’engagement de recevoir, dès la rentrée scolaire, les professeurs pour aborder les problèmes générées par l’insuffisance d’installations sportives et les mesures palliatives pour y remédier pour l’année scolaire en cours mais il vient de supprimer les bus communaux pour ramener les élèves au collège à l’issue des cours d’EPS.

Cette décision implique que les 2 heures de cours programmées se réduisent comme peau de chagrin à une durée de 50 minutes compris les temps nécessaires à l’aménagement de la salle et du repli du matériel.

Cette situation est intolérable, elle influe sur la qualité de l’enseignement et pénalise une nouvelle fois les élèves.

La Principale du collège, sur demande de l’ensemble des membres du conseil d’administration, s’est engagée à demander un rendez-vous avec les responsables au conseil général, chargés des moyens pour le fonctionnement des collèges, et auprès du Maire pour une prise en compte réelle des difficultés rencontrées pour l’enseignement de l’éducation physique sur Grigny.

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