01/01/2012
Présidentielle 2012 : l’ombre du syndrome de 2002
Le dernier semestre 2011 a été marqué par la désignation des candidats pour la présidentielle de 2012 par les partis politiques excepté UMP qui ménage le suspense ! Nous comptabilisons à ce jour 15 candidats au départ du marathon des 500 signatures.
Au 31 décembre 2011, nous retiendrons le quinquennat désastreux de Nicolas SARKOZY où le chômage, en cette fin de mandat, avoisine les 10%, où l’endettement et la faiblesse de la croissance maintiennent une épée de Damoclès sur la conservation du triple A. Un bilan qui inquiète les marchés financiers et expose notre pays à une détérioration des conditions de vie au quotidien de ses citoyens.
De l’échec dans la tenue des promesses fallacieuses de 2007 du « mieux vivre » a résulté l’émergence du NI – NI “NI Sarkozy, NI Hollande”. Les français très critiques envers le gouvernement sont également très sceptiques sur la crédibilité de la gauche. Cette interrogation croit et s’impose dans l’ensemble des couches sociales.
Cette situation inquiète les observateurs politiques qui agitent le syndrome de 2002 : une qualification du FN au second tour
Le constat de la situation de la France exprimé dans le dernier livre de François Bayrou, et repris par l’ensemble des personnalités politiques en cette fin d’année 2011, est que notre pays ne produit plus et n’instruit plus. D’autant plus affligeant est de constater que la politique menée sous le mandat Sarkozy à générer des castes. Castes qui ont aggravé la fracture sociale, abandonné la jeunesse de nos quartiers populaires malgré des engagements forts et développé la discrimination territoriale.
En tant qu’adhérent du MoDem, je garde espoir que cette crise qui fait la Une des différents médias contraindra les Grignois à se détourner de l’utopie des promesses électorales de droite comme de gauche pour mieux adhérer au projet de vérité du candidat François BAYROU dont l’analyse de la situation économique et ses prédictions pessimistes à l’encontre de notre pays, exposées aux Français en 2007, s’imposent à nous aujourd’hui.
Le bien être du peuple a été bien trop souvent mis entre « parenthèse » pour se cantonner à cette logique du bloc contre bloc de nos partis politiques. Cette situation a soutenu une impossibilité du langage de la vérité résultant au cumul des promesses fallacieuses et de la dérive de la gouvernance.
Il est tant de mettre un terme à ce système du bipartisme qui entretient l’impossibilité de l’Emergence d’une nouvelle offre politique.
« La réponse ne dépend pas des autres. Elle dépend de nous-mêmes, citoyens Grignois trimballés depuis des années d’illusions en illusions »
Il est certes difficile de rejeter les idéologies politiques ancrées, pour une majorité de Grignois, par l’entourage familial, social, professionnel ou territorial. Pourtant, en 2012, il sera nécessaire que nous les électeurs nous nous s’affranchissions de ces attaches politiques habituelles ayant résulté à entretenir les dogmes du tout Etat ou du tout libéral et à opposer réformisme et conservatisme, car il en va de nos conditions de vie de demain.
Au MoDem, nous pensons que le temps est venu de remettre l’humain au centre de toute décision et d’imposer que l’argent et les élus redeviennent les « outils » au service des citoyens.
Rejoignez nous et mobilisons nous autour de François BAYROU, seul candidat capable, ce jour, de créer une synergie politique de rassemblement pour une majorité large et plurielle afin de redynamiser notre pays et de porter les changements indispensables avec détermination et respect des « hommes ».
En ce début d’année 2012, je formule le vœu pour vous et vos proches que cette année riche en engagements réponde à vos espérances, préserve votre santé et vous apporte joies familiales.
BONNE ANNEE 2012
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07/11/2011
LA FISCALITE LOCALE DANS LA TOURMENTE ! Quel cap pour Grigny?
L’historique sur notre budget,
Le budget des collectivités locales est soumis à la règle d’or qu’il se doit d'être toujours présenté en l’équilibre. Hélas, celui de notre commune est systématiquement en déficit d’où le refus du préfet de le valider en l’état.
Depuis plus d’une demi-décennie, les magistrats de la chambre régionale des comptes, à l’analyse des lignes comptables de nos budgets successifs, constatent une aggravation croissante de notre déficit budgétaire et une faiblesse des engagements pour le résorber. Le constat annuel de dégradation de nos finances, jusqu’en 2010, a contraint les magistrats de préconiser au préfet, dans leurs attendus, des mesures contraignantes de gestion et de hausse du taux de la fiscalité locale pour mettre un terme à « l’escalade » du déficit et commencer à engager le désendettement de notre commune.
Cette démarche a entrainé la fluctuation à la hausse allant de 2 à 50 % selon le budget primitif présenté annuellement à la chambre régionale des comptes.
Cependant en 2011, devant l’amélioration de notre situation financière avec l’apport des recettes générées par la hausse de 50% de nos impôts locaux, les mêmes magistrats ont réclamé une nouvelle hausse du taux d’imposition de 10% et des mesures drastiques pour diminuer les dépenses de fonctionnement.
Les conséquences d’un budget primitif en déséquilibre.
Les conséquences directes de ces hausses des taux d’imposition et de restriction sur certains postes budgétaires ont pénalisé les citoyens de notre ville par la réduction des prestations à la population ou l’accroissement de la pression fiscale dans les foyers.
Nous pouvons constater qu’aucune des augmentations des taux de fiscalité n’a été un acte politique décidé par notre municipalité. Au contraire, notre maire conscient des effets négatifs des hausses, à répétition mais nécessaire, des taux d’imposition sur ses concitoyens-électeurs a préféré présenter les budgets en déséquilibre afin d’obliger le préfet à prendre les mesures impopulaires à son compte pour contenir le déficit sans pénaliser grandement les services à la population.
Cette stratégie de transfert de l’impopularité et du mécontentement s’est appuyée sur une communication massive et directe sur la population à travers les supports écrits municipaux, les réunions de quartiers animées par les élus pour dénoncer et accuser l’Etat et ses représentants d’être les uniques responsables de la situation financière que connait notre ville. Cette stratégie a été renforcée par l’organisation de temps forts avec pour thèmes les projets et les réalisations de l’agence nationale du renouvellement urbain qui contribuent grandement au mieux vivre des habitants.
L’amélioration de nos finances locales par les hausses brutales des taux de d’imposition s’effectue uniquement au détriment de 46% de la population qui paye l’impôt et qui bénéficie des prestations communales au taux d’effort le plus élevé : la double peine.
Ces concitoyens qui concourent grandement au maintien de la mixité sociale s’interrogent sur leur capacité à résister à ces attaques de leur pouvoir d’achat et remettent en cause leur présence dans le tissu social local.
La désertification engagée de la classe moyenne, en particulier sur le cœur de ville, entraine un tourne over dans l’occupation des logements et va générer les mêmes syndromes que sur grigny 2. Les nouveaux arrivants ne garantissent plus la mixité sociale recherchée.
Le courage en politique est de dire et d’agir
Le respect de ce principe interdit de transférer pour des enjeux politiciens locaux la responsabilité à des tiers dans la mise en œuvre des mesures nécessaires pour répondre aux exigences de l’équilibre et à la gestion des mécontentements qu’elles vont susciter.
Pour ramener un budget à l’équilibre il n’y a pas de solutions miracles et multiples. Soit les responsables politiques agissent sur les dépenses, soit prennent les mesures nécessaires pour accroitre les recettes ou sur les deux volets simultanément.
Je suis déçu car il aurait fallu que la municipalité ait eu le courage d’annoncer la réalité de la situation, les implications et les mesures nécessaires pour engager le combat du désendettement.
A titre d’exemple, les charges de personnel, grève lourdement la section de fonctionnement avec un taux de 62% soit 6 à 7 points supplémentaires par rapport à la strate des villes de même importance. Malgré ce fort taux, Claude VAZQUEZ, maire de notre ville, a recours à des cabinets conseils pour « pallier » le manque de cadres ayant les compétences d’expertises nécessaires à une bonne gestion. Décision de gestion qui pénalise doublement les finances locales. Un audit réel sur l’adéquation poste/personnel serait plus judicieux et aurait une réelle plus value pour notre commune.
Les propositions 2011 de la CRC de restriction de certains postes budgétaires sont totalement irréalisables à la date de la formulation au mois de septembre. Les communes dans l’attente de la validation du budget ont l’autorisation de dépenser chaque mois le douzième de la ligne budgétaire validée de l’année précédente. Cette règle budgétaire permet à la municipalité de pourvoir provisoirement au fonctionnement de notre commune.
A ce jour, le disponible sur les lignes comptables ne permet plus d’engager les recommandations de la CRC sans compromettre les prestations à la population ou le paiement des personnels.
Le préfet, devant les requêtes des élus de la municipalité sur de nombreux avis du rapport de la CRC, a ajourné les propositions de la chambre et a réétudié les considérants du rapport. A l’issue de l’analyse des commentaires et réponses apportés par les services municipaux, le préfet a décidé de ne pas suivre dans sa globalité les propositions de la CRC en particulier dans les propositions de restriction budgétaire, de modifier l’affectation des certaines lignes comptables à la réduction du déficit, de maintenir une hausse de la fiscalité à 2% et enfin d’accompagner la ville dans sa démarche pour l’obtention d’une augmentation de la dotation de solidarité urbaine.
En conclusion,
Il est intolérable que des responsables politiques engagent une collectivité sur la « pente » du surendettement. Le temps d’inaction dans l’engagement de mesures correctives, l’utilisation abusive d’une gestion glissante annuelle du facturier, le manque d’anticipation et de cohérence dans la gestion du personnel, etc sont des éléments aggravant dans la détérioration des finances locales.
Il est donc illusoire de vouloir continuer de manier la démagogie :
- en garantissant des évolutions de notre ville sans engager les réformes structurelles nécessaires à une meilleure gestion et services à la population.
- en assurant le retour à l’équilibre budgétaire réel en 2012 alors que nous n’avons pas pérennisé la stabilisation de nos finances en garantissant le remboursement du capital de la dette avec des fonds propres.
- en promettant l’engagement d’un processus de réduction du taux des impôts locaux alors qu’aucun programme financier prévisionnel n’est en place pour assurer l’entretien lourd de nos bâtiments communaux et leur gestion.
23:30 Publié dans Action municipale, Citoyenneté, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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01/09/2011
L’échec partagé des politiques face à la délinquance !
À chaque incident de délinquance, faisant la une des gazettes, nous entendons nos gouvernants locaux ou nationaux, de droite comme de gauche, nous réitérer dans leur discours l’interrogation sur le pourquoi une minorité de délinquants peut rendre la vie difficile à tous les habitants d’un quartier ?
Souvenez vous des émeutes de 2005, de la violence dernièrement en Angleterre, des indignés en Espagne, de l’incivisme de plus en plus commun des jeunes français sur les côtes espagnoles ou plus prés de nous les incessantes altercations entre la police et une partie de notre jeunesse de nos quartiers.
Il ne suffit pas de répéter ou d’écrire à chaque mouvement de « ras le bol » de la population « ça suffit » tel monsieur VAZQUEZ, maire de Grigny, lors de son discours au Centre de Vie Sociale du 1 juillet 2011 ou encore de surenchérir « les délinquants ne seront pas les plus forts, nous allons imposer le respect et le droit à la sécurité pour tous ».
Il ne suffit plus de dénoncer, il nous faut agir collectivement, débattre sur les origines de ce fait de société et apporter des solutions pérennes afin de lutter contre ce fléau qui gangrène nos quartiers.
C’est pour cette raison que je refuse et j’accuse cette façon invariable et infantile de réduire les causes et les conséquences de cette situation à la seule défaillance des politiques gouvernementales. Nous pouvons remarquer que dans ces moments là, en particulier dans notre commune, qu’entre le discours et les actes il existe la politique. Les partis des « extrêmes » aiment les raccourcis pour donner de la force à leurs propos, convaincre de la justesse de leurs argumentaires et se dédouaner de toute responsabilité de la situation exposée.
Nous pouvons le constater lorsque monsieur VAZQUEZ, maire de notre ville, ose sous entendre et réduire à l’aide de trois exemples que la baisse des effectifs dans la police, dans l’enseignement et dans les services de pôle emploi est la cause principale de la hausse de la délinquance à Grigny.
En tant que Grignois, j’observe que la délinquance trouve en partie ses origines à travers la mutation des grands ensembles avec une concentration non maitrisée de personnes en difficultés accentuée par un comportement de plus en plus cynique des grands bailleurs et la mise en place d’une politique des grands frères et des dit-référents communautaires qui a enfanté d’une autorité parallèle.
En tant que spectateur, à travers mon petit écran, je m’interroge sur la naissance des actes de délinquances ou d’expression du mal vivre de notre jeunesse dans le monde à savoir si elle a la même origine tant les actes s’expriment de façon différente.
En tant que citoyen j’écoute les grands discours de nos élus qui occultent de parler de l’influence de l’évolution technologique, qui a de mon point de vue, a fortement modifié les comportements sociétaux chez les adolescents.
En tant qu’individu, je constate la mutation de notre société aux valeurs conservatrices à une société hédoniste où l’assouvissement à court terme de ses envies (consommation au sens large) est donné pour seul objectif d’accomplissement de soi qui est une des explications aux maux de notre époque.
Cette transmutation contribue au mal vivre de notre jeunesse, mais peut on, pour autant, affirmer qu’elle est la source de la délinquance ? Qu’elle contribue au développement du trafic de stupéfiants dans nos quartiers? Qu’elle engendre une hausse des comportements violents par une emprise plus grande dans notre quotidien des multimédias?
Vouloir une réponse globale et non étroitement sécuritaire en désavouant la démarche du maire de Sevran, qui en appelle à l’armée pour répondre aux violences permanentes de groupes de jeunes, est certes juste mais démagogique lorsque l’on n’a pour seule réponse que vos propositions énoncées lors de votre discours. Vos réponses marquent-elles réellement votre volonté et votre détermination à lutter contre ce fléau qu’est la délinquance ?
- Mobilisation autour de l’école
- mobilisation par une participation plus nombreuse aux conseils de voisinage et aux associations
- mobilisation pour réussir les changements sur notre ville et redevenir fiers d’habiter nos quartiers ».
Pour réussir il faut oser !
La première des réponses et actions à mener pour enrayer le phénomène est la reconquête des espaces de vie par la population. « La nature à horreur du vide » et la rue appartient a celui qui l’occupe.
Pour ce faire, la municipalité a une obligation de résultat, celle d’être innovante dans les méthodes et les moyens à appliquer pour provoquer un changement des mentalités afin de retrouver de la solidarité, de l’échange et de la responsabilité partagée et mobilisatrice pour la réussite des Contrats Urbains de Cohésion Sociale prolongés jusqu’en 2014.
Ensemble Réinventons Grigny
00:30 Publié dans Action municipale, Citoyenneté, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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14/08/2011
BONJOUR
Les élections internes au Mouvement Démocrate pour le renouvèlement de ses instances et le début des vacances d’été ont eu raison de la publication mensuelle de mon blog.
Je vous prie de m’en excuser. Reprise du cycle le 1er septembre.
Bonne fin de vacances et bonne reprise.
Cordialement.
13:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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02/05/2011
L’ARGENT PUBLIC
« Il est toujours plus facile de dépenser l’argent des autres que le sien »
Depuis mon élection comme conseiller municipal, en 2001, j’attache une grande importance à l’utilisation des deniers publics résultant des impôts et des prélèvements de nombreuses taxes auxquels nous sommes assujettis.
L’argent public collecté permet de financer au sein de nos communes le développement d’infrastructures, de garantir les services publics, d’assurer une solidarité ….
Pour ce faire, nous devons être vigilants sur les dépenses engagées avec les deniers publics et combattre les utilisations arbitraires pour asseoir notoriété et pouvoir.
Encore dernièrement, lors de la commission d’urbanisme, j’ai été « effaré » par les projets de délibération concernant des avenants financiers sur des opérations de construction et de restructuration de nos bâtiments communaux.
En contact permanent avec les entreprises du bâtiment de part ma profession, j’admets que certains projets peuvent faire l’objet d’avenant suite à des suggestions techniques ou difficultés rencontrées en cours d’exécution.
Mais en aucun cas nous, citoyens Grignois, ne devons être pénalisés d’une hausse du coût des prestations du fait :
- de l’expression des besoins de la municipalité mal définie,
- du constat d’oublis de prestations dans les cahiers des charges des maitres d’œuvre,
- de la réduction du temps des travaux au motif d’affichage politique,
- du choix d’entreprises qui n’ont pas les capacités matérielles pour réaliser les travaux dans les délais impartis,
Tous ces faits concourent systématiquement à des surcoûts financiers et à des malfaçons qui ont pour conséquence à terme une amplification de la fragilité de notre budget.
Je me permets, mesdames et messieurs les conseillers municipaux, d’attirer votre attention sur le fait que la gestion d’une municipalité ne peut se concevoir que par des effets d’affichage et des temps forts de communication. Elle requiert une implication de tous dans le suivi de chaque engagement financier et de leur justification avant de vous prononcer par le vote.
Qu’est-il advenu de l’obligation des élus à garantir la bonne utilisation des deniers publics et le juste prix des prestations ?
Pour illustrer mes propos, je vais prendre l’exemple de l’Espace Nelson Mandela, marché notifié le 28 juillet 2008 pour un délai d’exécution de 11 mois.
Le 3 mai 2011, le Maire va proposer au vote des membres du conseil municipal un deuxième avenant financier.
« Cet avenant n°2 porte sur une prolongation du marché de travaux de 13 mois et l’acceptation d’indemnités financières d’arrêt de chantier au profit de l’entreprise générale»
Les justifications avancées pour accepter cette délibération sont les suivantes :
- Une durée d’intempéries de 5 mois
- Un arrêt de chantier pour non paiement de prestations sur d’autres chantiers par la municipalité,
- Le refus du prestataire du chauffage de raccorder le bâtiment au réseau provoquant un arrêt de chantier de 6 mois depuis le mois d’aout 2010 avec pour conséquence l’impossibilité de travailler pour certains corps d’état secondaires.
Une fois de plus je suis consterné par l’incapacité dont notre majorité fait preuve pour défendre l’investissement des deniers publics et je réfute fermement l’argumentaire ci-dessus et pour cause :
- les jours d’intempéries pour l’année 2009 sont de 12 jours et pour l’année 2010 de 19 jours soit un total de 31 jours calendaires loin de la proposition de 5 mois transcrite dans la délibération.
- l’absence de chauffage en aout n’est en rien préjudiciable aux travaux secondaires tels que la peinture. Par ailleurs dans les dispositions générales d’un marché est toujours prévu un chapitre sur le chauffage provisoire à installer en cas de conditions météorologiques défavorables pour éviter tout retard dans l’exécution des prestations.
- Par ailleurs, le non respect du règlement des factures en temps et en heure peut générer des conséquences désastreuses sur la trésorerie des entreprises et du paiement des salaires aux personnels. Si la pratique est inadmissible elle ne peut servir de caution à un chantage.
Au prochain conseil municipal du 3 mai, je vais une nouvelle fois exprimer fortement mon mécontentement sur la non amélioration de ces situations que je dénonce depuis des années.
Le DOB (débat d’orientation budgétaire), qui va précéder la délibération, fera l’objet de la part du Maire d’un monologue exprimant avec force les difficultés financières rencontrées par la commune et ce, malgré les efforts remarquables d’amélioration dans la gestion de l’équipe municipale. Une fois de plus, nous allons assister au vote de la délibération par une assemblée passive qui entérinera sans mot dire cette dépense supplémentaire qui va pénaliser de nouveau les grignois.
Je précise que le 11 avril dernier, j’ai demandé en commission d’urbanisme les pièces contractuelles du marché pour vérifier certaines dispositions prévues qui pourraient contredire mes propos. Malgré l’accord avec une forte réticence du président de la commission je suis toujours en attente des dites pièces.
Cette persistance dans le comportement des élus de la majorité m’inquiète car les subventions de l’agence nationale de renouvèlement urbain sont arrêtées sur les montants prévisionnels du coût des opérations prédéfinies avant le démarrage des travaux. Ce qui implique que les surcouts générés par les avenants reviennent à la charge de notre collectivité.
Une fois de plus nos impôts, notre argent âprement gagné dans des conditions de travail qui se détériorent, sont gérés avec un certain laxisme par notre municipalité.
22:08 Publié dans Action municipale, Citoyenneté, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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03/04/2011
GRIGNY, CANTONALE 2011
Le bilan d’une Campagne électorale atone !
Un taux d’abstention record de 74.09% et un conseiller général élu par 19% du corps électoral de notre ville soit 2119 voix sur 11 187 inscrits
Les 33.3% de participation au premier tour des élections cantonales sont le reflet de la morosité de la campagne que nous ont fait subir les dits candidats. Aucun n’a osé affronter le regard de l’électorat en adhérant au débat public que je leur proposais. Ils ont préféré s’abriter derrière l’affichage sur papier glacé de leur posture et des tracts bourrés de généralités et de slogans édités par l’organe national du parti.
Ils nous ont ainsi contraints à ne plus croire à l’engagement des acteurs politiques pour l’intérêt général.
3 grands perdants
Je suis au regret de constater que les élections se suivent et se ressemblent dans notre canton-ville Grignois. C’est pourquoi, il est important de procéder au bilan de cette campagne et d’en tirer les enseignements pour le devenir de notre commune. Les cantonales ont mis à jour 3 grands perdants :
- En tête, nous les Grignois, qui avec un taux d’abstention à 74.09% au second tour avons manqué l’occasion de faire entendre nos revendications pour l’amélioration de la vie politique de notre canton.
Par la non implication citoyenne de la majorité des inscrits, qui reflète un écœurement général des arrangements politiciens, nous avons laissé passer l’opportunité de faire changer les choses.
- Le deuxième perdant de ces élections est Claude VAZQUEZ, qui, par « pressentiment » du vote sanction, a imposé la candidature unique au second tour faisant de lui un représentant élu par seulement 11% de la population. Quelle peut être sa recevabilité à nous représenter ?
- Et enfin, le parti socialiste, qui représenté par Fatima OGBI, se désiste pour la troisième fois consécutive après avoir décrié « à hue et à dia » son partenaire pendant les différentes campagnes sur sa gestion déplorable de la commune.
La candidate qui prétendait incarner « le nouveau souffle » s’est étouffée dans les arcanes politiciens. Son retrait a sérieusement endommagé, à mes yeux, sa crédibilité dans sa volonté de changement et d’indépendance.
Petit comparatif des résultats
1er tour 2004 / 2011
| PARTI | CANDIDAT | VOTANTS | 2004 | VOTANTS | 2011 | DIFFERENTIEL | |
| PS |
Fatima OGBI |
1010 | 11% | 863 | 08% | - 147 - 27% |
|
| PC | Claude VAZQUEZ | 2056 | 21.7% | 1265 | 11.3% | -791 -50% |
|
| FN | 737 | 08% | 564 | 05% | - 173 - 37% |
||
| VERTS | Frédéric PETITPERMON |
182 | 02% | 281 | 03% | +99 + 50% |
|
| UMP +UDF |
Serge GAUBIER |
666 | 07% | ||||
| UMP + NC | Jean Paul WILLAUME |
320 | 03% | - 346 - 43% |
|||
| AUT | Kuider OUKBI |
383 | 03% |
|
INSCRITS |
9467 |
11187 |
+ 18.17% |
|
VOTANTS |
52% |
33.30% |
- 18,8% |
2ème tour 2011
Les Urnes ont donné leur verdict et les résultats sont féroces !
Record absolu d’abstention : 74.01%
Podium national pour le Vote blanc: 26.88%
Election du conseiller Général : 19% du corps électoral
Que retenir de ces élections !
· Pour ma part, je retiendrais le taux important de vote blanc.
En effet, j’ai sollicité auprès des électeurs LE VOTE BLANC, par l’intermédiaire d’un tract co-signé par Jérôme THIRION, pour dénoncer les arrangements orchestrés avec la loi électorale.
Les scores enregistraient dans les bureaux de vote des quartiers où nous avons pu distribuer le tract et expliquer notre démarche ont été significatifs :
- Village : 39.61%
- Centre ville : 37.77%
- Les Tuileries : 32.35%
En terre de démocratie, nous ne pouvons accepter l’organisation systématique d’un plébiscite comme mode d’élection.
· Autre point à retenir de cette élection c’est que malgré sa victoire à 100%, le grand perdant est le parti communiste. Son électorat a fondu de 50% en une mandature.
Les hausses des impôts de 10% et 50%, conséquence de la bonne gestion des finances communales de nos élus, commencent à fissurer la confiance des sympathisants voir des obligés. L’emprise sur la population est ébréchée.
· Et enfin, le dernier enseignement de ces cantonales 2011 à retenir est que si le Front National progresse au niveau national, au niveau local il a régressé. L’argumentaire énoncé par Claude VAZQUEZ de l’obligation de constituer un front républicain pour vaincre le « malin » qui pointe à moins de 5% n’est donc pas crédible.
En conclusion
La hantise d’être battu a rendu inévitable, au conseiller général sortant, la négociation avec les ténors socialistes en position de ballotage afin d’obtenir la candidature unique en échange du soutien de réciprocité du Front de Gauche au second tour.
Comme le dit si bien l’ami Jacky BORTOLI : « Claude VAZQUEZ ne peut sortir que par la grande porte ». Il ne peut être celui qui restera dans les annales grignoises comme le « liquidateur» d’un des derniers bastions communistes de la grande couronne.
L’intermède de la campagne des Cantonales est terminé, socialistes et communistes vont reprendre tranquillement leur duo dans la gestion de notre commune. Ils vont retrouver naturellement l’unité dans le message pour nous arranguer que nos difficultés financières sont du seul ressort de Sarkozy et des coups bas de la droite.
D’ailleurs, pour dénoncer mon action politique, l’argument « choc » des caciques du parti communiste local est de me caricaturer en homme de droite afin de vouloir démontrer que toute action de ma part ne serait que manœuvres politiciennes.
J’attire leur attention sur le fait que l’histoire avance, le Mouvement Démocrate comme le Parti communiste a mué pendant cette dernière décennie. La fidélité à nos valeurs et à l’indépendance vis-à-vis des idéologies partisanes nous permettent de voyager la tête haute même si actuellement cela nous coûtent cher politiquement.
Il est évident que nous n’avons pas la même perception de la démocratie.
Pour le Mouvement Démocrate, la démocratie ne peut s’exprimer que dans le pluralisme et dans la transparence en aucun cas dans le plébiscite.
L’appel au vote blanc et sa résonnance ont généré de la fébrilité parmi les membres du parti communiste local, de l’anxiété chez le candidat et les ont obligés à une forte mobilisation, y compris téléphonique auprès de certaines « communautés » le jour même du vote. Le communautarisme a encore de beaux jours sur Grigny, mais à quel prix ?
Si le temps est immuable, l’homme ne l’est pas.
19:44 Publié dans Action municipale, Citoyenneté, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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01/03/2011
DONNONS VIE A LA CAMPAGNE POUR LES CANTONALES.
« LE DEFI AUX CANDIDATS D’UN GRAND DEBAT PUBLIC »
CANTONALES, LES DESSOUS D’UNE ELECTION PEU ATTRACTIVE
Les cantonales ont toujours été une élection peu attractive pour nombre d’électeurs. La principale cause est la faible médiatisation pendant la mandature des actions menées et les décisions prises qui rend peu audible cette instance politique départementale.
La majorité des citoyens n’entendent parler du conseil général que lors de la campagne de renouvellement de leur conseiller général. Ils n’ont pas la connaissance des missions qui lui incombent et de l’apport sur leur quotidien.
DANS NOTRE CANTON-VILLE DE GRIGNY
La liste des candidats reflète dans sa constitution l’objectif des postulants et des partis. D’un côté, 50% de locaux qui se positionnent pour les municipales et de l’autre, 50% de parachuter qui jouent l’existence politique.
LE POINT SUR LA CAMPAGNE A GRIGNY.
La campagne sur notre territoire a démarré tranquillement depuis quelques semaines avec l’affichage et la distribution des premiers tracts. Le contenu ne nous apporte pas les éléments nécessaires pour une parfaite prise de conscience du rôle du conseiller général au niveau local et de son influence à apporter une amélioration de notre quotidien.
Pour éviter une nouvelle fois que cette campagne locale se perde dans les méandres de l’incantatoire des enjeux nationaux, je propose l’organisation à Grigny d’un grand débat publique sur le thème des cantonales. Débat ouvert à l’ensemble des candidats sur les motivations de leur candidature, de la valeur ajoutée qu’ils pensent pouvoir apporter aux grignois ainsi que les engagements qu’ils comptent porter pour notre canton.
UN DEBAT PUBLIC POUR VALORISER LA CAMPAGNE.
Nous devons créer de l’enthousiasme, de l’engouement pour sortir de cette léthargie, de ce désintéressement qui gangrènent notre population pour le devenir de notre cité.
Citoyens Grignois, il est du devoir des candidats de nous faire vivre, participer à cette campagne et non de nous la faire subir.
Les campagnes électorales des « potentats » locaux se suivent et se ressemblent. Il est illusoire de prétendre faire de la cuisine nouvelle dans les vieux pots si l’on garde les mêmes chefs aux fourneaux.
L’entêtement est le propre des oligarchies finissantes, les évènements récents devraient pourtant les inciter à modifier leurs comportements au lieu de nous imposer une affligeante continuité dans de l’argumentaire archaïque et une mise en œuvre sans relief.
LA SERENADE SUR LES CANDIDATS EN LISTE.
- Du côté du Parti communiste, les caciques locaux qui exsudent d’inquiétude devant le mécontentement de la population sur la gestion des finances de notre ville et le trouble qui gagne les militants à la section PC de Grigny annihilent toute idée de renouveau et d’innovation dans le « message » ainsi que dans la confiance aux jeunes cadres.
Malgré cette problématique nouvelle pour eux, la vieille garde est sure de son ascendant sur l’électorat local surtout sur son cœur de cible qu’elle cannibalise à travers les structures municipales et associatives.
- Le parti socialiste quand à lui s’appuie sur le bilan de la majorité en place depuis 12 ans. Il se rassure par l’influence du mentor de Sainte Geneviève. Il communique sur le bouclier social en opposition au bouclier fiscal de notre ténor Présidentiel et rappelle le cas échéant les affaires qui ont conduit la droite à perdre le conseil général.
- L’UMP quant à elle nous joue l’hymne de la diversité, verse dans le domaine de l’imprécation de la coalition socialo-communiste et nous promet le grand soir de la rédemption.
D’un côté nous allons retrouver ceux qui veulent déplacer le débat politique local vers le national pour occulter leur bilan en s’appuyant sur le mécontentement social croissant et les turpitudes de la droite dans leurs gouvernances. De l’autre, ceux qui vont dénoncer cette posture en dénonçant la gestion chaotique de la commune pour détourner les citoyens des enjeux réels de cette élection.
EN CONCLUSION
Pour éviter qu’ils ne nous volent cette élection et qu’ils la réduisent à sa plus simple expression dans un combat gauche – droite, je vous demande chers concitoyens de vous mobiliser afin de plébisciter l’organisation d’un grand débat public au Centre Culturel Sidney Bechet ou à la nouvelle salle polyvalente Jean-Louis Henry.
« Pour cela, utilisez le principe de la pétition en répondant à cet article en indiquant votre nom et la rue de votre habitation »
http://www.actionspourgrigny.hautetfort.com
A vous, principaux responsables des partis politiques locaux, lecteurs assidus de ce blog, je vous demande, après la prise de connaissance de cet article, d’exprimer votre réponse directement en répondant à cet article.
Par ailleurs, n’étant pas candidat sur cette élection et l’ensemble des postulants locaux connaissant mon intégrité et mon sens de l’équité, je propose ma candidature pour être le présentateur de cette soirée afin d’animer ce débat sur l’élection cantonale sur notre ville.
« Le direct est plus audible
que le Play back des tracts »
ENSEMBLE REINVENTONS GRIGNY
07:25 Publié dans Action municipale, Citoyenneté, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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01/02/2011
Cantonales, une élection tronquée !
L’exercice d’un mandat électif entraine un certain nombre d’obligations et de droits. La première de ces obligations est, pour un candidat, d’évaluer la plus value réelle qu’il apportera à ses concitoyens en dehors du poids numérique pour le parti qui le mandate et de son ambition personnelle.
Alors, que penser des motifs d’engagement de nombre des postulants pour notre ville-canton devant les contraintes imposées par la réforme des collectivités locales sur l’exercice de leur mandat et la réduction de leur champs d’action d’élu?
La réforme territoriale.
La réforme territoriale de 2014 aura des conséquences immédiates et à court terme importantes sur la politique menée pendant cette prochaine mandature :
- Extinction du conseil général sous sa forme actuelle
- Raccourcissement du mandat des conseillers généraux de 6 à 3 ans
- 2012 et 2013, années de transition, verront le budget de fonctionnement en reconduction simple.
- A compter de janvier 2012, encadrement de la politique d’investissement du Conseil général par la Région qui subira de ce fait peu d’évolution dans ces grandes lignes au cours de cette triennale de fermeture.
- Interdiction des financements croisés (cumul de subventions) et suppression de la compétence générale auront des répercussions significatives sur les aides aux associations et la réalisation de nombreux projets ou actions dans les municipalités.
L’impact de cette réforme sera conséquent dans le portage et la gestion des dossiers à défendre pour la commune.
La majorité au Conseil Général.
Les grands partis n’ont pas hésité à approuver la modification de la loi électorale. Modification en leurs faveurs car en augmentant le seuil du pourcentage nécessaire à 12.5% des inscrits pour se maintenir au second tour de l’élection, elle limite de fait la représentativité des formations de moindre importance dans les conseils généraux.
Dès lors, l’actuelle majorité au conseil général se sent en sécurité car elle a peu de chance d’être modifiée malgré le petit conflit interne avec le Parti de Gauche.
Ce sentiment de sécurité est tel que les élus du parti socialiste ont déjà désigné le futur président de cette assemblée et favorisé l’entrée de représentants d’Europe Ecologie-les Verts au sein du conseil général dans le cadre d’un accord national.
L’implication des conseillers généraux pour infléchir la ligne économique et politique en cours pour notre département et notre canton demandera de la ténacité et de la pugnacité car le « futur président » a déjà annoncé qu’il n’y aura pas de rupture fondamentale avec la politique actuelle du département.
A Grigny, pléthore de candidats.
Sept candidats sont déjà annoncés dans notre ville-canton, ce qui pourrait nous laisser à imaginer que cette élection est importante:
- Parti communiste : Claude VAZQUEZ
- Parti socialiste : Fatima OGBI
- UMP : Jean Paul WILLAUME
- Nouveau Centre : Guillaume EPRY
- Radicaux de Gauches : Martine CARTAU-OURY
- Europe Ecologie : Frederick PETIRPERMON
- Parti des Grignois : Kuider OKBI
D’après vous que cache cet affichage?
Nous sommes dans un contexte où l’espace politique départemental et national connait quelques soubresauts dans ses composantes. La réforme de la loi électorale crée un environnement favorable aux partis «major» qui n’ont de cesse que de vouloir affirmer leur dominance.
Ceci est la conséquence directe de cette multiplication de candidatures. D’un côté nous observons des candidatures d’affichage dont le but est de permettre la survie dans l’espace politique et dans les esprits. De l’autre, celles dont l’objectif est l’ancrage dans le paysage local, le tout en vue des municipales de 2014.
La campagne.
Pour la première fois de son histoire, l’élection cantonale n’est pas jumelée avec une autre élection plus porteuse.
Mon inquiétude est de savoir que les candidats vont nous gratifier d’une campagne hors contexte et que le taux de participation sera peu valorisant.
Pour attirer l’électorat, les thèmes de la campagne sur notre territoire seront très originaux et bénéfiques pour le canton :
- les éternels atermoiements gauche / droite,
- les impôts locaux et le méchant préfet,
- le combat pour le budget municipal 2011,
- etc.
Les premiers tracts distribués sont significatifs de cet égarement. A la lecture, nous constatons qu’ils concernent peu le canton et l’apport des candidats au conseil général. Aucun engagement ferme de proximité tel :
- l’aide au fonctionnement des associations qui œuvrent réellement pour la population ou au dynamisme de notre ville,
- la vérification de la mise en application de l’agenda 21 dans la réhabilitation des collèges,
- de surveillance du respect des conventions de partenariat passées entre le Conseil Général et la municipalité,
- etc.
En conclusion,
Cette élection cantonale, sur notre ville, se profile avec en ombre chinoise les municipales de 2014.
Nous sommes loin des préoccupations des concitoyens grignois qui demandent simplement que l’élu accomplisse avec efficience les interventions nécessaires au règlement des difficultés rencontrées avec le conseil général et du support aux dossiers ouverts depuis des années.
L’analyse des différents paramètres de cette élection tronquée n’ont conduit à ne pas me présenter pour cette élection qui aura lieu les 20 et 27 mars prochains. Ma candidature et une éventuelle élection comme conseiller général n’apporterait pas dans les conditions exposées préalablement l’impulsion nécessaire à une plus value pour l’intérêt général des Grignois.
Je continuerais donc à consacrer mon temps à œuvrer avec détermination pour le changement de gestion et de stratégie dans le tissu économique et social sur notre ville à travers mon mandat de conseiller municipal et de membre actif dans le monde associatif local.
« Réinventons Grigny »
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03/01/2011
Cantonales !
Campagne à double casquette pour l’actuel élu du canton-ville grignois.
L’affichage sauvage, à tous les coins de rues et les premiers tracts dans nos boites à lettres nous indiquent que la campagne électorale a démarré dans notre canton.
Mais les candidats s’interrogent-ils, avant la mise sous presse de leur tract, du niveau d’information et de compréhension des électeurs dans ces entrelacs administratifs lorsque les limites territoriales du canton se superposent à celles de la commune ?
Cette méconnaissance de l’espace politique du canton chez nombre d’habitants est savamment entretenue par notre conseiller général qui n’est autre que notre Maire. Cette entité diffuse lui permet de mener précampagne en profitant des moyens municipaux. Dès lors, préparez vous à la montée en puissance du « message subliminal» lors des conseils de voisinages, visites des maires adjoints dans nos quartiers, courriers personnalisés, évènementiel communal et autres.
Bien que le canton ne soit pas représenté physiquement dans notre commune, il est important de connaitre ces différents champs d’actions et ces financements.
Les 7 compétences obligatoires du Conseil Général
1- La politique sociale
-
- La protection de l’enfance (PMI, prévention spécialisée,..)
-
- L’insertion des personnes en difficulté
-
- L’aide aux personnes âgées
-
- L’aide aux personnes handicapées.
L’action sociale s’exprime à travers une grande diversité d’acteurs : les départements, CCAS, les caisses de sécurité sociale, l’Etat, les entreprises et les associations.
2- La voirie
-
- Construction et entretien des routes départementales et de quelques tronçons de routes nationales.
3 – L’éducation
-
- Construction, entretien et fonctionnement des collèges y compris la restauration.
-
- Recrutement et gestion des personnels non enseignants
4 – le financement du service départemental d’incendie et de secours (pompiers)
5 – la gestion des musées départementaux
6 – la gestion des espaces naturels sensibles
7 – l’aide au développement économique
Le Conseil Général, de par la clause de compétence générale qu’il détient, peut initier et intervenir dans des actions complémentaires locales, notamment en matière:
-
- Culturelle - Sportive
-
- Educative - Economique
-
- Environnementale - Logement social
-
- Aménagement du territoire - Transports collectifs
-
- La jeunesse - - Le développement durable
D’où l’intérêt d’avoir des maires adjoints techniquement aptes pour défendre politiquement les dossiers auprès des institutions compétentes.
LES FINANCES DU CONSEIL GENERAL DE L’ESSONNE
Les dépenses prévisionnelles au budget de fonctionnement 2011 s’élèvent à 952 millions d’euros
Elles se décomposent en deux grandes familles :
- L’action sociale pour un montant de 514.7 millions d’euros représente plus de la moitié des dépenses
- Les moyens de l’institution globalisent un montant de 241 millions d’euros soit le quart du budget dépenses
- Et le reste pour les autres compétences obligatoires et complémentaires.
Par contre, les recettes se répartissent pour :
- 21 % pour les impôts directs
- 40 % pour les impôts indirects
- 19 % en dotation de l’Etat
- Et autres
L’IMPACT DU CANTON DANS NOTRE QUOTIDIEN
L’augmentation constante du poste action sociale, la décélération des recettes par la réforme fiscale et le non-respect des compensations prennent les habitants en otage.
Les conséquences de cette situation vont impacter nombre de secteurs et impliquent de fait que l’aide sociale dans les prochains budgets du Conseil Général va connaitre une crise existentielle où des arbitrages douloureux vont devoir être réalisés.
Il sera intéressant de relever dans les programmes des candidats leurs choix et leurs priorités pour éviter de recourir systématiquement à l’impôt direct.
Car si à Grigny, notre municipalité s’élève contre l’augmentation de nos impôts municipaux, il n’en a pas été de même pour toutes les hausses des impôts directs votés par la majorité en place au conseil général dont fait partie notre Maire-Conseiller Général sortant.
Je milite pour une meilleure convergence des efforts de nos élus dans les moyens de l’éducation, le tissu associatif et le devenir de nos ainés.
L’éducation, élément clef dans la réussite de nos enfants, doit être au cœur de nos quartiers car ceux qui ont le plus de difficultés sont ceux dont les origines sociales sont les moins favorisées.
Alors que penser des problématiques suivantes qui perdurent depuis des années au sein de notre canton :
-
- La non prise en compte dans la réhabilitation du collège Jean Vilar de la défaillance de l’installation de chauffage dénoncée depuis des années qui génère des surcoûts exorbitants dans le budget de fonctionnement de l’établissement et détériore les conditions d’enseignement.
-
- Le refus de certains administratifs de mettre en place la commission repas des collèges règlementaire réclamée par les membres des conseils d’administration.
-
- Les malfaçons dans la construction du collège Sonia Delaunay et ses conséquences sur son fonctionnement,
-
- Les difficultés rencontrées par les professeurs d’éducation sportive pour assurer leurs cours pour cause d’occupation de gymnases pendant plusieurs jours par de l’évènementiel communal alors que le conseil général reverse à la municipalité un loyer d’utilisation des gymnases annuellement dans des créneaux horaires pré définis.
Pour remédier à ce type de disfonctionnements, il est indispensable que notre Conseiller Général assiste à l’ensemble des conseils d’administration de nos trois collèges. Les décisions et les demandes des membres des conseils d’administration se doivent d’être portées et appuyées auprès des services du Conseil Général.
Les associations sont l’interface indispensable pour répondre aux exigences de proximité et de confiance des habitants.
L’efficience d’un conseiller général se retrouve aussi dans l’attribution de subventions aux associations locales. En 2009, seules 15 associations grignoises, tous secteurs confondus, ont pu bénéficiés des 34 millions d’euros votés à l’ensemble des associations du département.
Les financements d’actions locales, le rôle du Conseiller Général est essentiel dans la recherche de financements croisés auprès des différentes collectivités locales pour maintenir des projets existants ou en ouvrir tel que le soutien scolaire, le fonctionnement des maisons de quartiers, les services aux personnes âgées qui sera demain un enjeu majeur dans notre société, etc..
En conclusion, il est important que nous, Grignois, reflétions sur les réalités du canton, les limites de ses attributions et des opportunités à saisir.
Pour les élections de mars 2011 notre vote, pour notre prochain Conseiller Général, se doit de tenir compte du contenu des promesses électorales et des possibilités de réalisation de son programme dans le contexte des réformes territoriales à venir.
A l’avenir, le port de la double casquette Maire-Conseiller Général ne devra en aucun cas occulter les fonctions respectives de ses deux « rôles » afin d’éviter d’éventuels conflits d’intérêts qui auront à terme des incidences sur le quotidien des Grignois.
Souhaitons qu’en cette nouvelle année, notre futur Conseiller Général privilégie la présence, l’implication, l’engagement et la détermination dans l’exercice de son mandat afin de donner une réelle existence à notre canton- ville.
Dans l’attente des candidatures et des programmes, je souhaite à mes chères lectrices et chers lecteurs une bonne année 2011.
13:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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01/12/2010
Les communistes aux abois …
Claude VAZQUEZ obligé de reprendre du service
Le 16 février 2008, Claude VAZQUEZ en campagne pour les élections municipales de Grigny déclarait au journal Le Parisien qu’il menait sa dernière campagne électorale et que « la question n’est pas de savoir si nous serons élus, mais avec quel score »
Le « vieux » change la donne !
18 mois après les élections municipales de 2008, Claude VAZQUEZ met en œuvre la préparation de sa succession en octroyant des délégations importantes à la signature du dauphin présumé pour des actes déterminant, engageant le devenir de notre ville.
Une stratégie, ayant pour ligne de mire les élections cantonales de mars 2011, qui devait asseoir la légitimité du dauphin « Bortolien » avant le transfert final deux ans avant les prochaines municipales de 2014.
Seulement voilà, l’histoire n’est jamais écrite d’avance,
Les augmentations successives et conséquentes des impôts locaux par le préfet ont développé dans la population des contribuables payeurs de notre bonne ville un sentiment de tromperie de la part de l’édile et une perte de confiance dans ses engagements répétés auprès des habitants.
La vieille garde, devant la situation nouvelle et les ambitions affichées par le parti socialiste, est gagnée par l’inquiétude. Elle décide de mener une campagne interne résolue et pèse de tout son poids pour évincer le prétendant « au pied tendre » afin que le « vieux », comme ils l’appellent familièrement, reprenne du service pour conduire ce dernier combat des cantonales qui s’annonce difficile, très difficile.
Cantonales 2011, élection aux triples enjeux !
Dans un premier temps, le résultat de cette élection aura des conséquences importantes sur les municipales de 2014 en particulier si la candidate du parti socialiste prenait l’avantage au soir du premier tour. Leur obligation respective de céder le pas mettrait en sérieuse difficulté le PC, son hégémonie sur la liste pour les municipales et le leadership.
Le deuxième enjeu sera, dans le cadre de la réforme des collectivités locales, l’élection des conseillers territoriaux. La perte du canton renforcerait la position du parti socialiste sur le probable super canton de Grigny – Morsang sur orge - Fleury Mérogis et affaiblirait de fait la position de Marjolaine Rauze. Cette perte mettrait à mal la stratégie d’anticipation du front de gauche sur leur représentativité dans la future collectivité territoriale mise en place en 2014. La parfaite illustration en est la candidature de Gabriel Amard sur le canton de Jusisy sur orge/ Savigny sur orge.
Troisièmement et pas le moindre, le regroupement des communautés d’agglomération qui s’élabore dans les préfectures et qui doit trouver son épilogue en juin 2013. Les Lacs de l’Essonne vont devoir choisir leur intégration et le front de gauche veut pouvoir peser sur les décisions d’où sa politique de conquête ou d’implantation forte sur les territoires de Savigny et juvisy.
Dés 2011, Grignois, Osez le changement!
La campagne a déjà commencé.
Mais ne vous laissez plus abuser par la confusion entretenue, depuis des décennies, sur les fonctions et les prérogatives du maire et du conseiller général.
A chaque fois, il en joue et vous berce avec des images, des débats dit participatifs sans lendemain, vous sollicite pour vous associer aux expositions mettant en valeur les projets en cours sur notre ville.
Jamais une discussion, ni revendication n’est abordée sur le développement d’actions du ressort du conseil général seul, les termes subventions ont droit d’expression et sont comptable de leurs implications.
Bientôt, la communication municipale va s’accentuer et vous recevrez des grigny info spéciaux relatant l’action de la municipalité, en particulier dans le cadre de la solidarité pour les fêtes de fin d’année, le combat contre la hausse des impôts, l’engagement pour la gratuité des services publics sur notre territoire, etc.
La machine du Parti communiste est en marche, avec Claude Vazquez aux commandes et l’aide du Parti de Gauche qui préside aux destinées de notre communauté d’agglomération.
La relève attendra, mais le vieux est-il encore capable de les sortir de l’ornière et de les conduire à la victoire, sans compromettre le devenir du Parti Communiste.
Le mois de mars 2011 nous le dira ?
Je profite de ce dernier article de l’année 2010 pour vous présenter mes vœux les meilleurs de santé, de solidarité et de joies familiales pour vous et l’ensemble de vos proches pour l’année 2011.
Fidèlement votre.
Serge GAUBIER
22:04 | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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01/11/2010
OYEZ, OYEZ BRAVES GRIGNOIS !
« Les ennuis financiers sont derrière nous, paroles de socialistes de la section locale. »
A la mi-octobre, nous apprenons par une lettre distribuée dans nos boites aux lettres et écrite par la première des élus socialistes de Grigny, madame Fatima OGBI, la confirmation que, pour la première fois depuis 4 ans, la cour régionale des comptes ne préconise pas de hausse d’impôts.
Et savez vous pourquoi ?
Dans sa lettre qui se veut « transparente », elle se défend que depuis que les socialistes Draytistes ont rejoint la majorité municipale en 2008, leur apport à l’union avec les communistes a été déterminant pour enrayer la spirale négative de la détérioration des finances de notre ville.
La découverte des pratiques de gestion en vigueur, dénoncées pendant la campagne des municipales par la liste conduite par Serge GAUBIER, tel que la pratique des paiements différés sur l’année suivante masquaient le déficit réel de l’année en cours d’exercice. Cette réalité a exigé, pour assoir une crédibilité, une modification radicale de méthode de gestion et la demande de mise en place d’un comité stratégique pour valoriser une gestion irréprochable et transparente.
Pourquoi ce réveil tardif et cette attaque sournoise envers leurs partenaires de gouvernance?
Le constat et les insinuations qui émanent de cette lettre sont graves. Elles sous entendent que la gestion des anciennes municipalités était opaque pour ne pas dire plus.
Ces propos interpellent, surtout devant le grand silence des élus socialistes lors des délibérations sur le budget, de la présentation des comptes administratifs ou des avis émis par la cour des comptes.
Il est inquiétant de lire que les élus du groupe socialiste ont pris conscience de la gravité des disfonctionnements dans la gestion du budget annexe de la RARU (Régis Autonome de Renouvellement Urbain) que lors de la lecture des conclusions du rapport de la CRC, édition 2010, sous prétexte d’un manque d’informations.
A la lecture de ces propos négatifs sur les premières années de cogestion avec les communistes, nous sommes en droit de nous interroger sur quelle base et sur quelles données les socialistes ont scellé leur alliance avec Claude VAZQUEZ pour les municipales de 2008.
Ces aveux ne démontrent-ils pas que l’étude, la connaissance des dossiers portés par la municipalité et la capacité de gestion des élus socialistes ne sont pas au niveau de leurs prétentions.
Une explication de la non connaissance réelle des dossiers serait maladroite et contestable, elle impliquerait que messieurs MEDJEDOVIC, VENT et autres, partie prenante dans les municipalités antérieures, seraient des imposteurs chez les socialistes et formeraient un clan d’apatrides politiques.
Alors oui, la transparence s’impose !
L’exigence de la transparence, tant revendiquée par nos élus socialistes, n’apparait pas clairement dans les termes de ce courrier. Prétendre que le budget 2010 hors dette résiduelle de 8 millions d’euros dégage un excédant de 840 000 euros d’excédent, démontre un coté « machiavélique » ou d’incompétence égal à leurs compères communistes. Un budget en équilibre réel est un budget qui permet de régler l’annuité de la dette avec des fonds « propres », ce qui n’est toujours pas le cas de notre commune, loin s’en faut.
Nous annoncer que « des économies sont possibles si tout le monde joue le jeu » dénonce directement que certains élus entretiennent « des niches de complaisances » dans certains secteurs et services sur notre bonne ville.
La solidarité demandée aux Grignois serait elle sélective et élective ?
Conclure cette lettre aux habitants « nous veillerons personnellement dans les mois à venir à maintenir le cap et nous refuserons les manquements passés qui ont tellement abimé Grigny » laisse à présager que le combat du leadership avec le Front de Gauche est amorcé pour le premier tour de la prochaine échéance électorale.
Grignoises et grignois, pas d’inquiétude, vous vivrez une nouvelle fois, en bouquet final pour le deuxième tour, le grand rassemblement des forces de gauche avec pour seul mot d’ordre et programme haros sur Sarko.
Les résultats proclamés, la gestion communiste avec ses difficultés budgétaires continuera son petit bonhomme de chemin, sans modification de la stratégie du dénie et de la communication-propagande entretenue auprès de la population.
Mais cela est sans compter sur une population amère, déçue qui souhaite le changement, l’envie de s’offrir un instant de rêve en bousculant les certitudes, en créant la surprise et l’évènement le soir de la proclamation des résultats.
MODEM - GRIGNY
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12/10/2010
PLAIDOYER POUR GRIGNY II « La paupérisation érigée en droit à vivre»
LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE
Dans le cadre de la politique de la ville, nous connaissons la communication qui est faite dans le combat de la mairie et votre implication concernant ce fléau qu’est la paupérisation de tout un quartier, si ce n'est d’une ville....
A Grigny 2, l’immeuble du 2 – 4 – 6 – 8 – 10 du Square RODIN, immeuble calme, tranquille et propret en apparence représente pourtant l’exemple type de paupérisation d'un secteur.
Depuis sa construction dans les années 70, aucune rénovation n'a été entreprise dans les parties communes.
« Je laisse aux lecteurs le soin d’imaginer l'état des locaux, les non conformités à la réglementation incendie, des ascenseurs, etc. »
Pourquoi cet état de fait ?
Un exemple parmi tant d'autres :
Lors de l'Assemblée Générale du 16 juin 2010, une résolution est présentée au vote des copropriétaires du square RODIN portant sur l'étude de travaux de rénovation des peintures murs et sols des parties communes : escaliers, paliers d'étages, halls et auvents des entrées de l’immeuble.
Le résultat de ce vote a été négatif. La cause en est que nous avons dans notre syndicat "secondaire" un copropriétaire majoritaire en tantièmes de vote. Un bailleur social, qui s’oppose à tout investissement dans le cadre de l’entretien, de l’embellissement du patrimoine ou de la mise aux normes actuelles de sécurité des personnes et des biens.
Cette attitude pénalise la majorité des copropriétaires, malheureusement minoritaires dans le vote, et des locataires par une dégradation de leur cadre de vie, une dévalorisation de leur bien et les condamne à une vie sociale limitée pour s’éviter la honte de ces locaux indignes.
Nous dénonçons cette politique basée sur une gestion financière à court terme avec un investissement à minima consenti grâce à la manne du plan de sauvegarde, pour engranger un maximum de bénéfice. Elle induit une dévalorisation de l’image du parc immobilier de la copropriété avec en résultante une fuite des copropriétaires solvables, remplacés par une population économiquement et socialement plus fragile qui détruit les efforts de mixité sociale recherchée et souhaitée.
Cette pratique gangrène, promeut une paupérisation pérenne et incruste une image négative dans l'opinion des non résidents sur notre commune.
La Mairie se doit de mener, sur tous les fronts, le combat contre l'appauvrissement de la ville. Anticiper sur des dossiers mineurs tels que celui présenté ci-dessus et intervenir auprès des acteurs décisionnaires afin d’éviter, sur le long terme, de gérer des dossiers beaucoup plus conséquents de rénovation, de réhabilitation de quartier, sans parler des besoins sociaux et économiques des populations.
Nous, Grignois, nous ne pouvons accepter plus longtemps cette prise en otage par un bailleur social qui s’était engagé auprès de la municipalité, lors du rachat des logements, à œuvrer dans le respect des objectifs de mixité sociale et de maintient du patrimoine.
Monsieur le Maire, Premier Magistrat de notre collectivité locale, nous exigeons de votre part une intervention solennelle pour une modification radicale des comportements de ces acteurs, majeurs dans la vie d'une copropriété, qui usent et abusent de leur pouvoir majoritaire en tantièmes de voix pour imposer leurs volontés à la majorité des copropriétaires et locataires.
Nous ne pouvons continuer de devoir mener des actions médiatiques néfastes à l’image de notre commune pour obtenir un investissement participatif au développement de nos quartiers donc de notre ville.
Le rôle d’une municipalité est de mettre en place une stratégie politique volontariste pour valoriser l'image de sa ville afin de créer les conditions d’attrait nécessaires à une véritable mixité sociale garante de l’équilibre budgétaire sur une commune.
Monsieur Le Maire, ceci est un exemple à petite échelle, typique et symbolique, d’une des causes principales de la ghettoïsation d'un quartier et de la déliquescence d'une ville.
Vous ne pouvez cautionner, par votre silence, ces situations qui érigent la paupérisation en droit à vivre.
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20/09/2010
GRIGNY, UN BUDGET POUR FINIR L’ANNEE !
Le 22 septembre sera –t-il date de délivrance pour nos élus de la majorité?
Rappelons-nous, devant la difficulté rencontrée par notre municipalité à établir un budget en équilibre, dans le délai réglementaire, le préfet leur a accordé un sursis de 2 mois.
A la suite, le préfet à l’obligation de soumettre le budget 2010 au contrôle de la Cour Régionale des Comptes (CRC) à cause de la présentation de budgets inexacts dans les années antérieures.
Enfin, à l’issu de l’avis rendu par la CRC le 2 septembre, le préfet à 20 jours pour étudier ses recommandations et arrêter sa décision.
Dans l’attente, comment est géré financièrement notre commune ?
La loi a prévu, dans le cas de communes sans budget validé par le préfet, d’autoriser les municipalités à engager les dépenses de fonctionnement mensuellement mais, sans dépasser le douzième de la masse financière du budget de l’année précédente et ce, jusqu’à la décision du préfet.
La municipalité aura donc engagé, fin septembre, les 9/12 des recettes du budget.
Conséquences de cette situation pour le grignois?
La CRC préconise au préfet de ne pas augmenter les impôts mais de réduire les dépenses de:
- 250 000 euros sur le chapitre 012, charges de personnel
- 500 000 euros sur le chapitre 011, charges courantes.
La principale conséquence de cet arrêté tardif de notre budget est que la diminution financière devra s’effectuer sur le dernier trimestre au lieu des 12 mois de l’année budgétaire, soit :
- 4.5% de la masse salariale
- 23.5% des services rendus à la population
Chapitre 012 : Le salaire du personnel communal est intouchable ce qui implique que la seule variable d’ajustement possible est la ligne comptable concernant les vacataires qui viennent renforcer le personnel communal en particulier pendant les vacances scolaires. Cette réalité impactera en priorité les moyens d’accompagnement et d’encadrement de nos enfants.
Chapitre 011, les charges courantes, pour ce qui le concerne la réduction des moyens sera plus conséquente et ciblera plusieurs secteurs, mais lesquels :
- La culture comme l’an dernier,
- les subventions aux associations,
- le fonctionnement des maisons de quartiers,
- l’entretien,
- ou les frais de propagande municipale.
Les choix qui seront arrêtés par le maire, nous concernent tous, exigeons que dans le prochain Grigny info les décisions soient portées à notre connaissance.
La transparence s’impose, pas de tabous « expression chère à notre maire ».
Si la forte hausse des impôts de l’année dernière est profondément pénalisante et injuste pour le contribuable grignois, il n’en demeure pas moins qu’elle était nécessaire pour notre devenir.
Quel serait à ce jour notre situation financière et l’état des services rendus à la population sans cette bouffée d’oxygène dans nos recettes :
- 3.5 millions d’euros de prélèvements supplémentaires qui ont généré 0.5 millions de subventions complémentaires soit 4 millions d’euros à ajouter à la ligne recettes qui ont permis d’établir un budget « dit équilibré » pour l’année 2010.
Certes, mobiliser « le petit peuple » contre la hausse des impôts en reportant uniquement la responsabilité de nos difficultés financières sur l’Etat est simple et vendeur.
Par contre, programmer sur plusieurs années une hausse progressive et raisonnée des impôts aurait été responsable, courageux politiquement et moins douloureux à supporter par les contribuables.
Petit rappel, le déficit annoncé en 2009, avant hausse des impôts, était de 15 millions, je vous laisse donc le plaisir d’évaluer celui pour 2010 dans le cadre d’un statut quo et des conséquences pour la population.
La conclusion à cette dérive financière, annoncée par la liste Vivre à Grigny lors dernière campagne pour les municipales, sont les décisions du préfet pour y remédier :
- 2009, augmentations les recettes par l’impôt
- 2010, réduction des dépenses de la municipalité mais pas de la population
**augmentation de nos impôts départementaux et de la taxe des ordures ménagères votées par notre maire et conseiller général Claude VAZQUEZ.

Mais alors, qui va payer !
La décision pour 2011 : « les paris en ligne sont ouverts ».
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01/07/2010
LE COMPTE ADMINISTRATIF 2009, VOTE PAR LE CONSEIL MUNICIPAL, EST ERRONNE !
Le 10 juin courant, Claude VAZQUEZ, maire de Grigny, m’a adressé un courrier requérant une rectification de mon article sur le coût de la formation des élus mis en ligne le 1er mai 2010 sur mon blog http: //actionspourgrigny.hautetfort.com
Pourquoi une telle demande ?
D’après le maire, des inexactitudes présentes dans le « corps » de mon article entraineraient une mauvaise compréhension du compte administratif.
Pourquoi une telle démarche six semaines après l’approbation du compte administratif et de la parution de mon article ? Une correspondance bien tardive alors que mes différentes interrogations portées à son attention, lors du conseil municipal, étaient restées sans réponse.
Erreurs d’écriture comptables !
Toutes les informations contenues dans mon article proviennent de documents officiels et ne devraient pouvoir être contestées. Malgré cela, la lettre du maire atteste du contraire en argumentant que les comptes 2009, votés par les membres de la majorité municipale, présenteraient des distorsions dans des intitulés et des montants.
Erreurs d’écritures comptables, qui m’auraient induit à une interprétation erronée.
Comment un tel document a-t-il pu être transmis aux services de la préfecture ?
La ligne comptable incriminée dans mon article, concerne la formation du maire et des maires adjoints. Aux dires du courrier de Mr VAZQUEZ, l’intitulé adéquat se ventile en trois comptes : cotisations de sécurité sociale « part patronale » des élus percevant une indemnité, cotisations des retraites des élus et dépenses de formation.
Inexactitudes ou écritures erronées ?
Epilogue
En conclusion de son courrier, Claude VAZQUEZ espère que « la réponse apportée profite d’une publication bénéficiant de la même publicité que mon interpellation ». Le Grigny information me semble le support approprié, quand on sait que le rédacteur en chef n’est autre que le Maire.
J’attire son attention sur le fait que mes interpellations ou mes interrogations, émises dans mon blog, prennent naissance dans les documents officiels publiés et des réponses émanant de mes questions lors des divers conseils municipaux, donc non sujet à des interprétations partisanes et belliqueuses.
En revanche, je souhaiterais que les infractions relevées au code des collectivités locales dans l’article incriminé soient corrigées dès le prochain conseil municipal et que l’ensemble des rectifications apportées au compte administratif 2009 soit porté à la connaissance des conseillers municipaux qui l’ont approuvé.
Rappelons que le compte administratif transcrit la gestion municipale
et la réalité des actions promises à la population.
Serge GAUBIER
Conseiller municipal
Mouvement Démocrate
23:12 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : finances, budget, déficit, gestion, 100%contre |
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01/06/2010
GRIGNY VOTE UN BUDGET !
2009, hausse de 50% des impôts locaux,
2010, suite ou épilogue… ?
L’Etat, représenté par le Préfet, dans sa duplicité a octroyé une nouvelle fois, à la municipalité, 2 mois supplémentaires pour trouver un équilibre budgétaire impossible à réaliser avec les déficits cumulés chaque année.
Cette décision implique de fait que le verdict de la cour régionale des comptes tombera pendant la période estivale, de grâce ne gâchons pas les vacances des Grignois avant l’heure du paiement de l’impôt.
Pendant ce temps là, le maire, dans sa lettre du mois de mai, écrit aux habitants: « nous préparons actuellement le budget communal pour 2010 et nous faisons tout pour que le préfet ne décide pas une nouvelle augmentation des impôts locaux ».
Pourtant, rappelez-vous la conclusion de mon article du 12/11/09 :
Le premier combat qui vaille, en cette fin d’année, est d’exiger que la préparation du budget 2010 se réalise dès maintenant, que les choix et les priorités soient discutés dans les comités de quartiers et que nous ayons un débat d’orientation budgétaire (DOB) en toute clarté organisé à Sidney Bechet.
Le deuxième combat est d’amener l’Etat et la municipalité à signer un Contrat d’Objectif Communal d’Aide à la Restructuration et au Développement les liant pour une période de trois ans avec évaluation permanente des résultats.
Le premier combat.
Le maire, pour éviter le débat public demandé, a judicieusement saturé l’ordre du jour du conseil municipal concernant le DOB 2010 par l’adjonction de délibérations telles que les comptes administratifs 2009.
La conséquence de cet amalgame des genres est un conseil municipal qui s’étire dans le temps par des débats techniques avec des explications fastidieuses et non convaincantes aux questions posées par les conseillers municipaux de l’opposition au détriment du débat d’orientation budgétaire. Débat au cours duquel doit être présenté et débattu les projets et les priorités qui seront menés dans les années à venir et plus particulièrement de l’année en cours en fonction des finances de la commune.
La deuxième surprise fut la présence de TV5 pour l’émission politique de Nicolas DOMORAND. Par cette présence, nous avons eu droit à beaucoup d’effet de manches, de la rhétorique politicienne, à l’engagement des forces de gauche contre la politique néfaste du gouvernement en passant par l’appel à l’union sacrée toutes tendances politiques confondues pour soutenir le contrat d’objectif et de moyens pour un équilibre budgétaire durable porter par la municipalité pour la période 2010-2014.
En final, le débat d’orientation budgétaire a donné lieu, malgré les apparences de la révolte avec rappel des propositions ubuesques du précédant budget, à un exercice comptable dénué de toute vision ou d’axe fort à promouvoir, développer, défendre ou soutenir les actions que nécessitent les difficultés du territoire.
Le deuxième combat.
Le contrat d’objectif, expression, qui a fait son apparition dans ce blog à partir du 17/09/09 dans de nombreux articles comme idée force proposée et défendue par le conseiller municipal Serge GAUBIER pour endiguer la dérive financière de notre commune. Mais, comme à son habitude, notre maire a repris l’idée à son compte, après avoir fin de l’ignorer, et en proclamant dans sa lettre aux habitants « c’est à l’unanimité des groupes politiques du conseil municipal que, sur ma proposition, ce « contrat d’objectifs et de moyens » a été adopté.
Il est irritant de savoir, par avance, que l’unanimité de vote recherchée sur les questions financières sera resservie et relayée dans les conseils de voisinage et le grigny information en commentaires tendancieux « même l’opposition est d’accord, c’est à l’unanimité, etc. ». Cette communication municipale de proximité a pour but d’amplifier et de renforcer le message sur les efforts faits par la municipalité et la bonne gestion du maire malgré les difficultés financières rencontrées par notre commune générées en grande partie par l’autisme de l’Etat auprès de la population.
Voilà le dilemme de l’opposition, celui de sa position d’élu responsable qui se doit de soutenir le constat que la situation financière de notre ville est telle que sans mesure d’accompagnement de l’Etat nous resterons dans une impasse et, d’autre part, l’assimilation au soutien à la stratégie de combat du maire et de sa bonne gestion de la commune.
Chaque motion ou délibération, sur les finances communales, devrait être élaborée en concertation avec les responsables des groupes politiques présents au conseil municipal sur le contenu et la formulation afin d’obtenir une véritable unanimité partagée au conseil municipal. Unanimité qui serait réellement un élément fort de l’unité d’engagement des différents acteurs politiques de notre commune dans le combat pour « endiguer » le déficit structurel qui pénalise en premier lieu la population grignoise.
Budget 2010 !
L’unique préoccupation du Maire est un budget en équilibre sur l’année comptable et pour l’atteindre la municipalité fera abstraction du déficit de 8 millions d’euros antérieur et reconduira les chiffres arrêtés par la cour des comptes 2009. Cette attitude démontre, une nouvelle fois, que la municipalité se complait dans l’exercice comptable qui satisfait les exigences du préfet en se laissant une certaine latitude pour dénoncer l’insuffisance des aides de l’Etat. Recettes qui lui permettraient, de bien entendu, de répondre aux besoins des habitants.
Cette passivité est loin des intentions des socialistes, tant clamée dans leurs tracts et le blog de la première des socialistes de Grigny comme le montre cet extrait de lettre adressée aux Grignois après l’augmentation de 50% des impôts locaux par le Préfet :
« Nous devons aussi faire en sorte que la commune produise tous les efforts possibles pour serrer les dépenses. C’est pourquoi les élus socialistes de la majorité ont proposé un « comité de stratégie » pour constituer un vrai « plan de redressement », en osant changer les organisations, les pratiques, pour faire mieux et moins cher, et faire surtout la preuve d’une gestion saine et transparente ».
A la veille de voter le budget primitif, les termes de la réponse du Préfet de l’Essonne, en date du 11 mai dernier, au courrier du maire montrent par l’absence de référence au contrat d’objectif que ce contrat a été établi sans concertation ou discussion avec les représentants de l’Etat. Le dit contrat est reçu, de fait, comme une énième liste de revendications de notre municipalité.
En revanche, le sens des écrits du préfet présage peu de satisfactions voir du mécontentement chez les contribuables !
Citoyens de Grigny,
Nous nous devons de nous mobiliser pour amener l’Etat et la Municipalité à signer un réel Contrat d’Objectif Communal les liants pour une période de trois ans avec évaluation permanente des résultats.
Le contrat à mettre en œuvre par voie conventionnelle entre la commune et les services de l’Etat (préfecture et trésorerie générale) doit comporter les éléments réalistes et innovants qui nous permettront de résorber notre déficit et de mener les actions pérennes pour nous assurer un devenir en fonction des caractéristiques spécifiques de notre commune.
Un contrat se construit entre partenaires,
Un contrat ne s’impose pas unilatéralement.
A vous lire dans les commentaires.
J’en profite pour remercier les nombreux lecteurs qui nous rejoignent, chaque mois, plus nombreux.
09:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : impôts, déficit, dette, vazquez, rio, amard, bortoli, prefecture |
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01/05/2010
GRIGNY, DIFFICULTES FINANCIERES POUR QUI ?
2009, formation de 6 élus : 53 024 euros
CODE GENERALE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
L’article L.2123-12 du CGCT dispose que « les membres d’un conseil municipal ont droit à une formation adaptée à leurs fonctions ». Les frais de formation constituent une dépense obligatoire pour la commune, à condition que l’organisme dispensateur de la formation soit agréé par le ministre de l’Intérieur (agrément dispensé après avis du Conseil national de la Formation des Elus locaux).
Une loi applicable à l’ensemble de nos élus municipaux
LE CONSTAT
Seul le maire et quelques maires adjoints, six membres du Parti Communiste et élus chevronnés, ont bénéficié de formation, en cette année 2009.
- Messieurs Claude VAZQUEZ – Philippe RIO – Djelloul ATIG.
- Mesdames Raymonde ROGOW - Elisabeth ETE – Evelyne LEBRIAND –
La lecture du tableau récapitulatif du compte administratif montre de façon criante la volonté de nier ce droit aux nouveaux élus tant de la majorité que de l’opposition.
- Aucun nouvel élu sorti des urnes depuis deux ans n’a reçu de formation pour exercer son mandat en particulier sur les finances locales.
- Aucun maire adjoint encarté PS n’a pris le temps de lire ses droits et « l’obligation morale » de se former afin de se donner les moyens nécessaires pour assurer les responsabilités qui sont siennes dans notre collectivité locale.
La formation est un des gages de compétence et d’efficacité
OBLIGATIONS DU MAIRE
Le maire doit, dans les trois mois suivant son élection dans l’ordre du jour d’un conseil municipal, présenter une délibération sur l’exercice du droit à formation des conseillers municipaux et les membres du conseil municipal doivent en délibérer, Force est de constater qu’à Grigny le conseil municipal, après deux années d’exercices, n’a toujours pas délibéré sur la question.
Le maire a l’obligation, lors de la présentation du compte administratif, d’ouvrir le débat sur la formation des membres du conseil municipal après lecture du tableau récapitulant les actions de formation des élus financées par la commune.
Le maire a encore, cette année, occulté le débat malgré l’intervention, pendant l’exposé du compte administratif, du conseiller municipal Serge GAUBIER du Mouvement Démocrate sur ses interrogations sur le montant élevé de cette dépense.
Grigny terre d’exception !
LES ELUS QUE VOUS AVEZ VOTE CONNAISSENT-ILS LEURS DROITS ?
Les élus salariés, fonctionnaires ou contractuels, ont droit à un congé de formation de 18 jours pour toute la durée de leur mandat et quel que soit le nombre de mandats qu’ils détiennent.
Les frais de formation comprennent :
• les frais de déplacement qui comprennent, outre les frais de transport, les frais de séjour (c’est-à-dire les frais d’hébergement et de restauration),
• les frais d’enseignement,
• la compensation de la perte éventuelle de salaire, de traitement ou de revenus, justifiée par l’élu et plafonnée à l’équivalent de 18 fois 8 heures, à une fois et demie la valeur horaire du SMIC, par élu et pour la durée du mandat. Les élus salariés doivent faire une demande écrite à leur employeur au moins 30 jours avant le stage en précisant la date, la durée du stage et le nom de l’organisme de formation agréé par le ministre de l’Intérieur.
Vous avez le droit d’en douter !
LE FINANCEMENT DE LA FORMATION DES ELUS.
Les frais sont plafonnés à 20 % du montant total des indemnités de fonction susceptibles d’être allouées aux élus de la commune.
Les indemnités des élus de la commune de Grigny s’élève, pour 2009, à 271 152 euros.
Par conséquent, la ligne budgétaire autorisée pour la formation de nos élus est de 54 230 euros.
La dépense pour la formation des élus inscrite dans le compte administratif de l’année 2009 est de 53 024 euros en nominatif plus un complément de 5 628 euros non attribué.
Nous arrivons à un total de 58 652 euros pour 54 2030 autorisé.
Au diable l’avarice, je me forme pour le bien être du peuple !
OPACITE, MODE DE GESTION ?
L’organisme agrée et choisi par nos élus est le CIDEFE, organisme de formation des élus communistes dont le siège se situe à Montreuil.
Le tarif des prestations pour l’année 2010 est, pour notre commune dont la population est comprise entre 20 000 et 40 000habitants, de :
- 327 euros la journée de formation par inscrit,
- 981 euros par personne si la municipalité signe une convention. Convention qui stipule que pour l’équivalent de 3 sessions de formation, la convention ouvre droit à l’ensemble des formations dispensées par le CIDEFE pour l’année.
Les sessions se déroulent en principe à Montreuil donc, en dehors des frais de transport et de restauration du midi, les frais annexes à la formation sont peu élevés.
Par ailleurs, la compensation de la perte éventuelle de salaire ne touche pas en principe nos candidats 2009.
| NOMS | PAYE PAR |
| Claude VAZQUEZ | INDEMNITE D’ELU (commune + conseil général + CALE) |
| Philipe RIO | INDEMNITE D’ELU (commune + CALE) |
| Djelloul ATIG | FONCTION PUBLIQUE (Salaire + commune) |
| Evelyne LEBRIAND | FONCTION PUBLIQUE (salaire + commune) |
| Raymonde ROGOW | RETRAITE + commune |
| Elisabeth ETE | RETRAITE + commune |
Le coût de la formation ramené à un élu en 2009 s’élève à 9 038 euros et 9038 euros correspond à 27 journées de formation pour 18 autorisées sur l’ensemble de la mandature 2008 – 2014 ou au coût d’une année complète de master pour un étudiant.
Où est le bug !
COMPTE ADMINISTRATIF 2009
Notre trésorier payeur, que nous rétribuons 9 600 euros par an, valide la forme (les écritures comptables) et laisse le fond (le choix de la dépense) au Maire.
L’enveloppe financière pour la formation des élus correspond approximativement aux 20% autorisée alors les bénéficiaires et les cohérences, no problème !
| ACTIONS MUNICIPALES | COUT EN COMPARAISON |
| Formation de 6 élus | 53 024 euros |
| Formation pour les 804 membres du personnel communal en 2009 | 98 975 euros |
| Subvention à l’association de l’Union Sportive de Grigny 18 sections 2200 adhérents. | 108 640 euros |
| Subvention à l’association Décider | 32 422 euros |
| Créances irrécouvrables | 56 606 euros |
| Intérêts des comptes courants | 62 049 euros |
| Entretien des bâtiments | 43 677 euros |
| Maison de quartier centre Pablo Picasso | 2664 euros |
| Maison de quartier les Tuileries | 6983 euros |
| Maison de quartier du Village | 9595 euros |
| Maison de quartier Marie Curie | 21 238 euros |
| Comité des fêtes | 50 000 euros |
| Etc. |
|
J’attire l’attention des lecteurs sur le fait que le coût des actions, hors personnels, dans les maisons de quartiers est assuré uniquement par la participation des habitants et les subventions de la Caisse d’Allocation Familiale, du Conseil Général et des Contrats Urbain de Cohésion Sociale. La municipalité n’investit aucun moyen financier dans les actions proposées par les équipes d’animation.
Nous sommes loin des slogans entretenus véhiculés lors des réunions de participation des habitants.
LE COLLECTIF 100% CONTRE
Il me semble qu’il trouverait tout son sens et sa pertinence s’il menait une analyse sérieuse des dépenses réalisées par notre municipalité pour mieux appréhender les finances de notre ville, les méthodes de gestion afin d’être une réelle force de proposition.
La formation des élus est un droit et un devoir mais comme toute « chose » cela doit être utilisé à bon escient et dans le seul intérêt général.
Chers contribuables
vous êtes en droit de réclamer, en tant que payeurs, les justificatifs de cette soif de connaissances et de formation de nos 6 élus chevronnés pour la somme de 53 024 euros avec publication dans le Grigny information.
A bientôt sur votre blog
22:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : serge gaubier, claude vazquez, jacky bortoli, philippe rio, fatima ogbi, section communiste de grigny, section socialiste de grigny, hausse des impôts locaux, travaux anru grigny viry, gip viry grigny, opievoy, cités sensibles |
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21/03/2010
A GRIGNY, LE MOUTON ON LE TOND!

2010, on change de main, la hausse sera, dans un premier temps, pour le conseil général qui l’a acté lors de son débat d’orientation budgétaire en attendant que notre municipalité veuille bien terminer l’exercice comptable, dans le délai imparti par la loi, afin d’éviter une nouvelle saignée dans nos finances personnelles.
Les années passent, la forme change mais le fond demeure.
Un petit rappel du rapport de la mission des inspecteurs généraux de l’administration en date de l’année 1974, est fort disserte et instructif:
« La mission considère qu’à défaut de la mise en œuvre des mesures préconisées, l’Etat devra nécessairement poursuivre l’effort qu’il consent actuellement sans aucun progrès vers l’équilibre souhaitable et sans autre profit que de fournir à la municipalité de Grigny l’occasion de présenter l’aide obtenue comme une victoire de ses luttes et d’affirmer ainsi son prestige politique ».
| Les mesures préconisées | Les résultats |
| Arrêt de l’opération immobilière de la ZAC des tuileries à Grigny 2 | Non réalisation de la dernière tranche de 3000 logements |
| Création de zones d’activités pour développer de la taxe professionnelle | création de zones franches sur la zone des radars et au centre ville |
| Incorporation de Grigny dans une collectivité plus vaste dotée de ressources | Constitution de la commu-nauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne |
| Plafonnement des effectifs municipaux | non réalisé par clientélisme et « achat » de la paix sociale |
| Les bénéficiaires des services « sociaux » municipaux devraient couvrir le coût de ces services dans une proportion qui doit progressivement être portée à 50 % du prix de revient global |
non réalisé par peur de perdre son électorat-
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Majoration des recettes fiscales | La maire a laissé cette initiative au préfet depuis 2007 pour éviter d’en endosser la responsabilité |
|
Intégrer la population scolaire dans la dotation forfaitaire de fonctionnement afin d’accroître les recettes dans la proportion des dépenses engendrées
|
La municipalité communique en permanence sur le fort taux de naissance mais n’a jamais exprimé dans ses doléances cette exigence envers l’Etat.
|
Nous constatons que la majorité des mesures a été mise en œuvre à ce jour mais que la dégradation financière sur notre commune s’accroit et se pérennise.

Pourquoi changer une stratégie d’affichage qui affecte peu ou pas son électorat ?
La campagne électorale pour les régionales a démontré sur notre commune la suffisance de l’équipe municipale :
- le parti socialiste, gavé de certitudes ne rencontre les «petits gens des quartiers» qu’en bus avec à son bord Julien Dray, notre député.
- le Front de gauche, avec son équipe d’employés municipaux encadrés d’élus aux abords de la poste et quelques affichages, a assuré le minimum.
Ils sont sûres de la victoire, quelque soit le bilan de leur gestion. La certitude dans leur entrisme parmi la population défavorisée de notre territoire les rassure et les complait dans leurs actions.
Et la cerise sur le gâteau, ils éditent, à 4 jours du premier tour de scrutin, un tract purement local où ils superposent les genres et les compétences des collectivités locales (municipales et régionales) afin de nuire à la bonne compréhension de nombre de personnes peu au fait de la réalité de la région et cela, distribuer dans chaque boîte aux lettres de nos 2 grands ensembles qui concentrent la paupérisation la plus criante, par ????
D’ailleurs, ce tract est fort instructif dans certaines de ces propositions, par exemple:
| Programme du front de Gauche | Réalités municipales |
|
Doublement du budget culture, vie associative, sport et éducation populaire | Le budget sport n’a pas été augmenté depuis 10 ans. La culture est le parent pauvre voir notre conservatoire de musique, etc. Certaines associations concentrent par des conventions triennales un fort taux de subvention pour des résultants jamais publiés, au détriment d’associations actives dont l’une, à titre d’exemple, a accueilli plus de 8799 personnes en 2009 sans aucune aide financière |
|
Soutien massif aux copropriétés en difficultés | les propriétaires de Grigny 2 sauront appréciés que le paiement des charges par la municipalité sera assuré dans les délais et à leur juste répartition |
|
Diminution des charges par le développement des énergies renouvelables dans les logements collectifs | La municipalité a entériné le chauffage électrique individuel dans les constructions neuves du centre ville en lieu et place d’une solution collective qu’offre la chaufferie de Grigny2 avec un devenir dans les énergies renouvelables qu’est la géothermie.
|
Le dogme ne souffre d’aucune incertitude, la faute est ailleurs !
La faute à qui ?
- à pas de chance
- à une mauvaise gestion
- à l’Etat.
Mais oui, mais c’est bien sûr, au système capitaliste, toujours plus de cadeaux aux riches, aux banques, aux investisseurs ce système qui étrangle financièrement notre commune, ces habitants et nous contient dans la « galère ».
Seulement voilà, il faut arrêter de prendre les Grignois que pour des naïfs, quelques exemples :
| Les décisions | Réalités et conséquences |
|
L’achat systématique du foncier libre sur notre territoire avec pour justificatif de s’opposer aux promoteurs. | - Prise de contrôle de la densification de notre ville et de la typologie des locataires donc des électeurs. - Achat des terrains par emprunts sur l’investissement par contre les frais d’actes, les frais financiers sont comptabilisés sur le budget de fonctionnement déficitaire.
|
|
Les emprunts, prétendus relais normalement remboursables dès le versement des subventions de l’Etat, pour assurer le paiement des entreprises qui construisent nos édifices. |
- Emprunts d’investissement à moyen termes qui alourdissent la dette par habitant et génèrent des frais financiers importants imputés encore sur le budget de fonctionnement. |
|
Les emprunts à court terme, d’un montant de 4 millions d’euros auprès de la banque Dexia et de la caisse d’Epargne, pour alimenter le fond de roulement ou de trésorerie. |
Emprunts qui, non remboursés dans l’année de fonctionnement, sont stratifiés en emprunt à longs termes. Un fonctionnement de notre commune à crédit masqué.
|
|
Les surcoûts systématiques dans les opérations de construction pour cause de dossier mal « ficelé » ou aux expressions de besoins de la municipalité mal définies. |
Entrainent des travaux supplémentaires non subventionnés et des sur paiements de « certains » cabinets d’ingénierie. Les surcoûts sont à la charge du budget communal.
|
|
Une communication omniprésente pour nous asservir à la rhétorique Vazquezienne et Bortolienne du message il faut sauver le soldat Grigny de la turpitude de l’Etat, des griffes des investisseurs et autres joyeusetés resservies chaque année.
|
Les supports utilisés de qualités supérieures aux villes avoisinantes (papier, grammage, format) dans une fréquence élevée qui imposent des frais de distribution importants. Le coût de cette ligne de trésorier n’est jamais communiqué mais imputé sur le budget de fonctionnement. |
|
Le remplacement des récupérateurs d’eau défectueux.
|
Aux frais du contribuable par défaut de faire « jouer » l’assurance de l’entreprise défaillante.
|
|
Le choix de la restauration municipale par l’intermédiaire d’un Syndicat intercommunal pour la restauration collective des villes. |
Les impacts financiers de cette décision ont été mal évalués en particulier avec le retrait d’un des partenaires. Les frais financiers des investissements de cette structure s’invitent sur le budget de fonctionnement de notre commune.
|
L’endettement est si lourd, au point que plus aucune banque Française ne veut traiter avec notre municipalité.
La municipalité est obligée de solliciter des prêts auprès de banques hors hexagone qui vont encore peser un peu plus sur notre budget de fonctionnement étriqué avec des frais d’étude, quelque soit l’issue des transactions, de 30 000 euros, plus les frais financiers, etc.
Le chapeau est toujours mieux porté par les autres.
La communauté d’agglomération
des Lacs de l’Essonne, la nébuleuse.
Depuis sa création, je demande chaque année, en tant que conseiller municipal, une évaluation de la plus value pour notre commune de cette collectivité locale, sans succès.
Pourtant cette question mérite une réponse. L’argumentaire, Bortolien justifié avant sa création, était que l’avenir de notre commune reposait sur le devenir du dynamisme et l’attractivité économique de notre territoire par les retombées financières directes sur notre budget de fonctionnement.
Depuis 2003, nos zones franches ont donné les fruits attendus mais la manne financière est tombée dans l’escarcelle budgétaire de la CALE. Les transferts de compétences effectués influencent peu cette perte et notre budget de fonctionnement encaisse mal ce manque de complément de recettes.
Par ailleurs, la politique politicienne du Parti de Gauche et de son mentor local œuvre de plus en plus dans le dogme et non dans l’intérêt de notre commune.
Dernier exemple en date, notre municipalité n’a pas transféré la compétence de l’eau au profit de la communauté d’agglomération dans le but que les grignois puissent jouir d’un service public de meilleure qualité mais simplement pour permettre à la ville de Viry Chatillon de se désengager du syndicat des Eaux d’Ile de France et à Gabriel Amard de mettre en acte son idée de gestion en régie du service public de l’eau sur notre territoire.
Il faut espérer que cette gestion future de l’eau par nos élus locaux soit supérieure à celle des élus qui ont en charge le traitement des ordures ménagères et des gabegies financières par incompétences.

Débat d’orientation 2010
Cette année devrait être dans le grand classicisme, pas de débat, pas d’orientation politique budgétaire.
Un long exposé du petit village aux grands ensembles, la faute coupable d’un état autisme et un effort important de la municipalité pour répondre aux exigences de la Cour Régionale des Comptes pour limiter les effets néfastes aux services à la population.
Avec en cas de difficultés pour équilibrer le budget annuel quelques recettes revendificatives pour laisser à monsieur le Préfet toute la responsabilité pour compenser les recettes manquantes.
Le mouton, on le tond jusqu’où ? 
Une nouvelle augmentation des taux d’imposition municipaux de nos impôts locaux finira par avoir de fâcheuses conséquences envers cette municipalité qui harangue les grignois qui paient, sur l’injustice des décisions préfectorales et les non imposables, sur la diminution voir la suppression de services auxquels ils pourraient soit disant prétendre.
La manipulation par un collectif 100% contre, piloté par le Front de Gauche, ne peut et ne pourra prétendre réitérer sa prestation afin de phagocyter le mouvement de protestation et de contestation légitime des habitants concernés envers les gestionnaires de notre commune et les autorités de l’Etat.
Notre municipalité ne cherche qu’à trouver
des aides à nos difficultés financières
et non des solutions pour en sortir.
« On ne coupe pas le bras qui vous donne à manger ».
A quand, pour notre ville, une politique axée sur la culture du résultat
avec des approches non dogmatiques et réalistes ?
15:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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08/03/2010
BILLET D'HUMEUR!
Nombre de Français sont las et désabusés envers les élections où les responsables politiques s’évertuent à en travestir les enjeux, à enchevêtrer les domaines de compétences, à récuser leur responsabilité dans la faiblesse de leurs actions.
Nous sommes, en France, en campagne électorale permanente où toutes les promesses ne peuvent engager que nous mêmes, nous aigrir par les désillusions de l’espoir suscité, né dans les difficultés du quotidien.
La tendance ne devrait pas faiblir dans le calendrier à venir :
2011 : renouvellements de la moitié du sénat pour 6 ans et des conseillers généraux pour 3 ans.
2012 : élection présidentielle.
2014 : élections des conseillers territoriaux en remplacement de nos conseillers régionaux et généraux et élections municipales.
Un tel rythme dans les échéances électorales phagocyte le fond, nuit à l’innovation, au changement des mentalités. Les grosses « écuries » ne s’y trompent pas, elles perpétuent et entretiennent le discours dans la forme, leurs vérités dogmatiques en certitude, parties visibles de l’iceberg électoral, pour nous, électeurs, afin de mieux nous saturer de promesses, d’effets d’annonces, d’exacerber notre mal vivre confronté aux vicissitudes de la vie quotidienne.
Le bipartisme, la caricature de la politique !
L’orthodoxie des dogmes capitaliste et socialo-communiste des partis dominants véhiculée auprès des adhérents est tellement ancrée dans leur esprit qu’ils le conçoivent comme l’intérêt général.
Le maintien volontaire de ces dogmes des familles gauche et droite, valeur refuge, immuable enferme la France dans un dualisme qui a généré une bipolarisation réductrice.
La bipolarisation porte en elle la caricature de la politique et des hommes qui l’expriment.
La caricature nuit à l’affirmation de projets innovants, réalistes, la caricature est réductrice du débat démocratique.
Le débat démocratique, source, exigence de la conduite de la cité impose l’intérêt général des citoyens en épitaphe.
Oui mais voilà, ce foutu bipartisme érigé en forme de réflexion primaire, par les partis dominants, occulte tout débat démocratique au profit de rhétoriques où la forme prime le fond, l’effet d’annonce en certitude, la calomnie en argumentaire avec en bouquet final l’encouragement à l’abstention.
Les postures « contractuelles » de la Droite et de la Gauche traditionnelle enfantent dans cette élection de nos futurs conseillers régionaux, un désintéressement préoccupant des citoyens.
L’abstention, le grand fléau !
L’abstention est et continuera à être la grande perdante des élections en permettant à une minorité de l’électorat de décider du devenir de la majorité tant que le vote blanc ne sera pas reconnu comme vote.
L’abstention est la somme des citoyens désabusés, des non civiques et surtout de ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce pastiche du bipartisme
Les médias, les petites phrases !
Tous les médias nous annoncent une déferlante rose, mais sur quels critères les intentions de vote sont ils fondés avec l’absence de débats télévisuels en prime time, de présentations contradictoires des bilans de la mandature, d’affichage sur nos murs pour prouver le renouvellement des acteurs politiques tant annoncé et du peu de lisibilité dans les programmes distribués.
D’ailleurs, il serait fort intéressant de connaitre les budgets prévisionnels pour cette élection et par parti. Nous aurions une surprise de taille sur l’inadéquation des moyens mis en œuvre et l’importance de cette élection pour nous, citoyens.
L’importance de cette collectivité locale dans l’esprit des responsables politiques !
Les « mentors » considèrent cette élection comme non déterminante, un vote de protestation sans effet destructeur sur les prochaines échéances dites majeures, d’ailleurs qui connait ses conseillers régionaux et les impacts des décisions de la région sur son quotidien.
Aucune tête de liste ne claironne sur la réforme de nos collectivités locales qui réduit la durée du mandat à quatre années avec en implication un budget 2010 clos, un budget 2014 qui ne pourra être voté. Nos futurs conseillers pourront influer que sur trois exercices pour mettre en œuvre leurs promesses, engagements à forte teneur démagogique, peu réalistes tel la construction du grand huit du grand Paris pour 20 milliards d’euros à la gratuité des transports.
Les élections régionales comme les Européennes sont considérées comme des épiphonèmes.
La forme avant le fond !
Devant cet état de fait, nos deux grands partis, relayés par les partis satellites en mal d’existence, nous immergent dans l’éternel affrontement stérile Gauche-Droite, des schémas éculés d’un autre temps. Loin est l’émergence de l’intérêt général pour l’ensemble de nos concitoyens qui, pourtant, devrait être la seule préoccupation et source de conviction, d’argumentaires pour nourrir le débat d’idées qui ,seul fait progresser les sociétés où l’homme garde toute la place qui doit être sienne dans ce monde en mutation permanente.
Aucun politicien ne veut prendre le risque de s’exposer à travailler sur le fond où l’innovation, la sincérité, la vérité sont à démontrer pour convaincre l’électorat de l’intérêt général à défendre, de combattre le clientélisme, le corporatisme de peur de compromettre l’élection « majeure » à venir.
Le seul espoir !
La troisième voie, la voie de la raison, la voie de la réalité, la voie du pragmatisme solidaire, la voie de la démocratie, voie qui semble s’éloigner d’élection en élection devant le refus des français d’assumer leur désintéressement, de croire en l’innovation, au changement constructif sans démagogie et, d’entériner le vote de protestation en programme électoral.
Les Français, par leur comportement, confortent les Grands partis à user de la forme au détriment du fond, à ériger leur dogme en intérêt général et se satisfont de l’alternance sans le changement. La peur du lendemain nourrit le conservatisme qui engendre frustration et désillusion.
Il nous reste une semaine pour mettre à mal la prédominance de la forme sur le fond, à démontrer que demain est notre avenir en y contribuant activement, que l’affrontement gauche-droite nuit grandement aux solutions innovantes et nécessaires pour construire notre devenir.
Il est temps de « grandir », de croire en cette troisième voie portée par le « Mouvement Démocrate » qui fait fi des idéologies pour le pragmatisme, le réalisme, l’innovation en replaçant l’homme au cœur de toute décision sans compromettre notre devenir social et économique.
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07/02/2010
LA REGION
Quelle influence sur notre quotidien?
Cette question, les Grignois doivent surement se la poser à 35 jours du vote pour le renouvellement des conseillers régionaux que nous élirons pour un mandat de 4 ans dans l’attente de la réforme des collectivités territoriales prévues en 2014 par le gouvernement en place.
Si tout le monde connaît son maire et son député, il n’en est pas de même pour son conseiller général, en particulier en zone urbaine, et encore moins les conseillers régionaux de son département.
Pourquoi un tel décalage entre le citoyen et ces élus régionaux si présents dans la réalité de leur vie de tous les jours ? Pourtant, les fonctions dont ces élus de cette collectivité locale ont la charge sont nombreuses et impactent durablement le quotidien de nos concitoyens.
Les attributions régaliennes de la région sont les suivantes :
- la formation professionnelle et l’apprentissage,
- les lycées et le personnel d’entretien,
- les transports en communs,
- la protection des espaces verts et la gestion des réserves naturelles,
- le tourisme,
- l’environnement et le développement rural,
- le schéma régional de développement économique,
- L’établissement du Schéma Directeur Régional de l’Ile de France.
La région Ile de France intervient aussi dans des secteurs autres tels que :
- L’enseignement et la recherche,
- Le logement social et le soutien aux copropriétés en difficulté
- La politique de la ville,
- La vie associative dans les domaines de la culture, du sport et des loisirs,
- L’action sociale et la santé.
Ces compétences dans leurs énoncés font partie intégrante de notre cadre quotidien et doivent dans les faits contribuer à améliorer notre vie.
Quelle réalité dans notre quotidien !
Les moyens de transports, en particulier les RER C et D avec leurs disfonctionnements récurrents, répondent-ils par leurs dessertes, leur ponctualité, leurs plages horaires, leurs fréquences aux usages des grignois dans leurs déplacements pour se rendre au travail, se soigner, se distraire ou faire leurs courses ?
Les lycées concordent- ils par leur nombre, leur fonctionnalité, les moyens mis à leur disposition aux besoins de notre jeunesse ?
La formation professionnelle est elle adaptée à notre bassin d’emplois ?
La politique de la ville a telle permis une amélioration des conditions de vie dans nos quartiers ?
L’offre de logement en particulier pour les jeunes et nos aînés est elle devenue une réalité sur notre territoire ?
Les associations grignoises ont-elles bénéficiées de subventions pour mener à bien leur accompagnement auprès de nos concitoyens ?
Les programmes de prévention santé auprès de notre jeunesse se sont ils développés ?
Les modes de garde de nos enfants et les possibilités offertes sont-ils à la hauteur des besoins des parents sur notre commune ?
Etc, etc.
La réponse à ces questions est tout simplement non !
Voilà pourquoi, nous grignois, nous devons avant de voter être attentifs
1- au bilan de cette mandature dans la réalisation des promesses électorales de 2004
2- au taux d’imposition actuel et à son augmentation sur les six années passées
3- à la charge de la dette
4- aux recettes prévisionnelles pour 2010.
Cette attention est nécessaire pour nous permettre de juger de la crédibilité des programmes énoncés, par ceux qui demain seront à la direction de la région, sur les axes stratégiques et structurants pour l’avenir de l’Ile de France, les engagements proposés sur le court et moyen terme et le coût des mesures annoncées.
Car, nous pouvons être certains que pendant toute la campagne des régionales, l’ensemble des partis en courses vont nous déclamer à grands cris d’orfraie le Zéro de fiscalité supplémentaire malgré un programme de promesses non chiffré ou peu crédible et décliné avec le plus grand des sérieux sur l’amélioration de notre vie quotidienne :
- le développement de l’offre de transport, le renforcement des moyens et la diminution de son coût,
- le remodelage du schéma directeur pour une meilleure cohésion territoriale en particulier des services publics,
- l’accroissement du parc d’habitat social et étudiant,
- l’investissement pour un développement économique créateur d’emplois,
- le renforcement des aides au milieu associatif,
- etc, etc.
Et, le tout conjugué sur le thème transversal de l’écologie et de la croissance verte.
Et pourtant !
Grignois, le vote pour nos conseillers régionaux est un enjeu majeur, il va engager l’avenir de l’Ile de France par les décisions importantes que requièrent la place de notre région dans l’Europe, l’environnement dans lequel nous voulons évoluer, les conditions de notre vie au quotidien.
Grignois, ne laissons pas les autres décider pour nous, nous avons l’obligation de choisir, fini le temps du dogme du parti, du vote par habitude ou tradition, nous devons prendre le temps de lire, de comparer, d’analyser les propositions, les actions et leur faisabilité.
Car, si les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, il n’en sera pas de même dans le cadre d’une augmentation de l’impôt régional pour le paiement de la charge de la dette due à une gestion chaotique et non réaliste.
Mesdames et messieurs les Grignois nous connaissons la chanson,
alors attention !
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04/01/2010
TE SOUVIENS-TU!
Lors du discours d’installation du nouveau conseil municipal, en mars 2008, Claude VAZQUEZ a dit :
« Nous portons un programme d’actions pour changer les réalités. Il s’agit tout à la fois de mettre Grigny en perspective d’avenir et d’agir sur les questions de la vie quotidienne des Grignois.
Ce défi, nous allons le relever tous ensemble, dans la diversité de nos sensibilités car nous voulons tous que notre ville avance.
La responsabilité majeure du conseil municipal nouvellement élu, sera donc de favoriser la mobilisation des Grignois, d’encourager tous ceux qui souhaitent se mettre en mouvement et faire bouger leur ville pour mieux vivre ensemble.
Voilà donc notre feuille de route, dans la cohésion et la franchise de notre engagement auprès des Grignois. »
Au tiers du mandat où en sommes-nous ?
« Relever le défi dans la diversité des sensibilités » dans une alliance socialo-communiste pour les municipales 2008 après l’OPA manquée de Julien DRAY aux municipales de 2001, relevait plus du mariage de la Carpe et du lapin que d’une réelle alliance programmatique.
Force est d’enregistrer, au jour aujourd’hui, que l’harmonie n’est pas au rendez vous ce qui rend encore plus difficile la mise en place d’actions concrètes de leur « feuille de route », dans la cohérence et la franchise de leurs engagements respectifs.
On ne peut constater, que l’apport et l’impact du groupe socialiste dans le couple est très modeste, la municipalité est et restera jusqu’à la fin de la mandature aux mains du groupe communiste qui concentre en son sein l’ensemble des délégations qui ont le plus d’influence sur la population et la politique de la ville.
Du message politique
« L’Etat nous doit réparation »
A chaque exercice budgétaire le déficit croît et chaque année nos impôts augmentent plus que de raison, le travail préparatoire pour le budget 2010 est toujours en attente malgré les propos tenus par le maire lors de la dernière réunion de la commission des finances en décembre et l’invitation faite en novembre aux membres du collectif 100% contre à réfléchir dès maintenant sur le budget.
Lors de la dernière commission des finances seuls étaient présents d’un côté le maire, le directeur des services, le directeur de cabinet et en face, trois élus de l’opposition messieurs Oukbi, Troadec et moi même.
Les documents, remis seulement en séance, portent sur une épure d’éléments budgétaires purement comptable, calqués sur les contraintes de la CRC, n’apportant aucune once de proposition de solution au déficit chronique de notre commune.
Quelle désillusion ! de ce fait, nous faisons part au maire de notre étonnement sur l’absence d’information concernant les travaux du comité stratégique mis en place à la demande du groupe socialiste pour engager l’élaboration du budget avec une approche politique et d’une manière comptable non linéaire. Pas de réponse du maire.
Pour éviter une nouvelle hausse d’impôts aux Grignois, il est temps que l’équipe municipale se dote d’une détermination et d’une volonté de réussir sans faille et des moyens nécessaires pour élaborer un budget en équilibre annuel et le faire voter dans le délai imposé par la loi, le 31 mars 2010. J’ai le sentiment que nous en sommes bien loin ?
Nos grands élus essonniens enfoncent le clou !
Ce ne sont pas les propos de nos grands élus transcrits sur le blog du collectif 100% contre qui vont inciter nos édiles à se remettre en question. Par exemple :
- Julien DRAY, notre député nous explique que la politique menée jusqu’ici conduit Grigny à devenir un ghetto social et que cela finira par coûter plus cher à l’Etat pour maintenir la paix sociale et, est intervenu auprès de Jean-Paul HUCHON afin que le Région soit de nouveau présente à un tour de table financier si cela s’avérait opportun.
- Claire-Lise CAMPION, notre sénatrice, vice-présidente du conseil Général, déclare pour sa part, sans aucune réelle connaissance du dossier, que le maire de notre commune effectue un travail remarquable pour la préparation de son budget 2010 avec un contrat d’objectif (cette expression revient souvent pour aborder la thématique financière de Grigny… et les droits d’auteur alors !) permettant de maintenir ce qu’a été réalisé et surtout de progresser pour l’avenir de sa ville.
Ce type d’interventions opportunistes et démagogiques ne fait qu’amplifier l’image que les médias ont de Grigny « ville de toutes les difficultés économiques et sociales », « vérités » tant de fois répétées et galvaudées que les citoyens Grignois finissent par penser qu’il n’y a plus rien à faire et qu’on ne peut rien y faire.
De l’efficience des commissions municipales !
« Le dogme annihile le travail d’équipe »
« Nous portons un programme d’actions pour changer les réalités ».
Cependant en pratique, les commissions ne sont toujours pas des lieux de travail et d’échanges et restent un espace de pré lectures des délibérations qu’elles ont toujours été.
Les commissions n’ont d’existence, dans notre commune, que pour deux raisons, l’une réglementaire car la loi impose que toute délibération soit présentée en commission et de l’autre, moins avouable mais mise en pratique, de phagocyter les éventuelles oppositions ou contestations lors du conseil municipal.
Les maires adjoints qui sont sensés mener les débats ne viennent pas en commission avec pour but de faire évoluer les dossiers mais de les faire entériner dans un esprit de fermeture voir de confrontation envers les membres de l’opposition souvent au grand dam du personnel communal qui ne peut valoriser son travail de fond afin d’agir sur les questions de la vie quotidienne des Grignois ».
De la vie des conseils de quartiers.
« Participation ou information»
« La responsabilité majeur du conseil municipal nouvellement élu, sera donc de favoriser la mobilisation des Grignois, d’encourager tous ceux qui souhaitent se mettre en mouvement et faire bouger leur ville pour mieux vivre ensemble ».
Les conseils de quartiers n’ont pas évolué, leur rôle de courroies de transmission du message municipal à travers l’habillage d’une politique dite participative des habitants à la vie de leur quartier continue de survivre dans le verbiage de leurs animateurs.
Ces conseils sont un marché de dupes où seuls les responsables municipaux trônent face à la population pour les informer des décisions ou actions de soutien à mener en échange des doléances des habitants.
Aucune action ou initiative n’est laissée aux citoyens, aucune responsabilité n’est envisagée dans la gestion et l’animation de ces conseils aux habitants.
Le thème de la démocratie participative, cher à nos élus socialistes, n’a pas encore franchi les murs du « Château ».
Du fonctionnement du conseil municipal.
« Un espace ouvert au public »
« Voilà donc notre feuille de route, dans la cohésion et la franchise de notre engagement auprès des Grignois ».
Dans notre commune, les conseils municipaux sont réalisés dans la plus stricte intimité, aucune publicité, même les élus ont du mal à réserver leur soirée car la programmation est aléatoire.
La salle du conseil dans son dimensionnement ne permet pas au public d’assister en nombre au conseil municipal. Que ferait le maire s’il venait à l’esprit d’une vingtaine de nos concitoyens d’assister aux séances pour juger du travail de ses élus ?
Par ailleurs, les retards d’horaires et les dossiers des délibérations souvent incomplets, éventuellement complétés en début de séance est hélas la règle de fonctionnement.
Alors, comment peut-on sérieusement délibérer et débattre lorsque les annexes, les conventions voir les délibérations nous sont fournis sur table ?
Le conseil municipal est-il une chambre d’enregistrement ou un lieu d’expression démocratique ?
Un premier constat au tiers du mandat
Le souffle ambitionné par nombre de nos concitoyens lors des dernières élections municipales avec l’apport des socialistes dans la gouvernance pour amorcer le changement n’est qu’un leurre à ce jour.
Nous venons de subir notre troisième augmentation d’impôts (2007 : 5%, 2008 : 10%, 2009 : 50%), aucune proposition sérieuse de travail pour réduire notre déficit structurel et un fonctionnement municipal sans réel changement.
Edouard BALLADUR a fait des émules « le changement dans la continuité » en espérant que nous ne le verrons pas une nouvelle fois sur notre feuille d’impôts en 2010.
Nous voilà dans une année nouvelle et, malgré le constat négatif que je fais de la gouvernance de notre commune, nous devons garder espoir dans l’avenir de notre ville car rien n’est impossible si nous sommes solidaires, rien n’est immuable si nous le décidons.
Et, à chaque famille Grignoise,
je fais des vœux de santé, de joies et de fraternité.
15:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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02/12/2009
Rapport sur les finances de la Ville de GRIGNY adressé au Maire par le Préfet
Original sur http://www.essonne.pref.gouv.fr/infos/actualite.php?id_ac...
Imprimer avec http://actionspourgrigny.hautetfort.com/media/01/02/15373...
La situation financière de Grigny
L'engagement de l'État : les opérations de rénovation urbaine à Grigny
• Deux opérations de rénovation urbaine sont engagées sur le territoire de Grigny : elles concernent la Grande Borne et Grigny 2.
• Le montant total des travaux s'élève à plus de 370 millions d'euros.
• Grigny fait l'objet d'un traitement exceptionnel :
• Les subventions ANRU représentent 157 millions d'euros.
• 60% des subventions complémentaires perçues par le département au titre du plan de relance ont été attribuées aux opérations engagées sur le territoire de Grigny.
• Grigny a été la seule commune de l'Essonne (et l'une des seules de France) à bénéficier d'un taux de subvention exceptionnel de 100% de la part de l'ANRU pour la partie des travaux dont elle est maître d'ouvrage.
=> La contribution attendue de la commune est limitée à 1,79 millions d'euros.
• Aux opérations de l'ANRU s'ajoute l'effort de l'ANAH : l'agence a engagé depuis 2002 un plan de sauvegarde de Grigny 2, auquel elle a consacré 5,9 millions d'euros (soit plus de 38% de l'enveloppe départementale).
L'engagement de l'État : la politique de la ville à Grigny
• Grigny reçoit des aides d'1,2 million d'euros dans le cadre de la politique de la ville.
• C'est le montant le plus élevé du département.
• A comparer avec Évry (728 000 euros) ou Corbeil (526 000 euros).
• Pour le Programme de réussite éducative, Grigny est la seule commune du département à être subventionnée à 100%.
• Elle bénéficie du plus grand nombre d'adultes-relais : 16 sur 107 postes dans le département (soit une participation de 319 772 €).
• Le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) va intervenir à hauteur de 800 000 euros pour installer un dispositif de vidéosurveillance à Grigny 2.
Le soutien de l'Etat : l'action des services déconcentrés
• Le soutien à l'emploi : la DDTEFP a apporté 164 000 € à la mission locale en 2007.
• Le soutien à l'éducation : l'allocation des postes par l'Inspection académique favorise systématiquement Grigny.
• Les moyennes d'élèves par classe dans la commune sont sensiblement inférieures aux moyennes départementales :
- 23,81 contre 25,01 dans le premier degré.
- 22,7 contre 25,4 en collège.
• Dans le premier degré : 18 enseignants spécialisés + 16 enseignants supplémentaires attribués dans le cadre de l'éducation prioritaire.
• Dans le second degré : 8 postes d'enseignants d'appui + 24 postes d'assistants pédagogiques attribués dans le cadre des Réseaux ambition réussite.
• Le soutien aux actions sportives : la DDJS a consacré 65 000 € à Grigny en fonctionnement, en plus d'une subvention du CNDS de 35 000 €.
Le constat : un budget communal en déséquilibre
• Un déséquilibre croissant :

• 1,9 million d'euros de 2003 à 2006
• 9 millions d'euros en 2007
• 9,8 millions d'euros en 2008
• 15,5 millions d'euros en 2009
• Un déséquilibre préoccupant :
• Par son ampleur : Grigny se trouve dans une situation exceptionnelle en France.
• Par les risques qu'il implique : accumulation des déficits et spirale d'endettement.
=> Annuité de la dette en 2009 : 5,16 millions d'euros
(soit plus de 15% des recettes réelles de fonctionnement).
La conséquence : l'obligation légale de saisir la Chambre régionale des comptes
• La loi du 2 mars 1982 relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions : le Préfet doit saisir la Chambre régionale des comptes dans 4 cas :
• Absence de vote du budget au 31 mars.
• Absence d'équilibre réel du budget voté.
• Défaut d'inscription d'une dépense obligatoire.
• Constat d'un déséquilibre en exécution (= déficit du compte administratif).
• Le budget de Grigny donne lieu à une saisine de la CRC chaque année depuis 7 ans :

La saisine de la CRC en 2009
• Le 28 mai 2009, le Préfet a saisi la CRC d'Ile-de-France du budget adopté le 28 avril par la commune de Grigny. :
• Fondements :
• Budget voté en déséquilibre
Art L. 1612-5 C. général des collectivités territoriales : « Lorsque le budget d'une collectivité n'est pas voté en équilibre réel, la CRC, saisie par le représentant de l'Etat dans un délai de 30 jours […] le constate et propose à la collectivité, dans un délai de 30 jours à compter de la saisine, les mesures nécessaires au rétablissement de l'équilibre budgétaire et demande à l'organe délibérant une nouvelle délibération. »
• Exécution du budget en déficit
Art L. 1612-14 C. général des collectivités territoriales : « Lorsque le budget d'une collectivité a fait l'objet des mesures de redressement prévues à l'alinéa précédent, le représentant de l'Etat transmet à la CRC le budget primitif afférent à l'exercice suivant. Si, lors de l'examen de ce budget primitif, la CRC constate que la collectivité n'a pas pris de mesures suffisantes pour résorber ce déficit, elle propose les mesures nécessaires au représentant de l'Etat [qui] règle le budget et le rend exécutoire […]. S'il s'écarte des propositions formulées par la CRC, il assortit sa décision d'une motivation explicite. »
Les conclusions de la CRC : extraits de l'avis du 10 juillet 2009 (1)
« CONSIDERANT qu'au budget annexe de la régie autonome du renouvellement urbain adopté par la commune, aucun amortissement n'a été inscrit […] ; que dès lors, la dépense et la recette sont insincères[…] et qu'il en résulte un déséquilibre de 615 000 € ;
CONSIDERANT qu'au budget annexe petite enfance […], la prévision de recette est insincère, et qu'il en résulte un déséquilibre de 941 609 € ;
CONSIDERANT qu'au budget principal […] les recettes ci-dessus, dont le caractère certain n'est nullement démontré, ne peuvent être considérées comme des recettes sincères ;
Qu'en dépenses, au chapitre 66, les charges financières ont été minorées de 440 000 € ;
[…]
CONSIDERANT, au vu des éléments ci-dessus, que le déséquilibre budgétaire communal 2009 (budget principal et budgets annexes) peut être évalué à 15 522 397 €, et que ce montant fait apparaître une grave détérioration de la situation financière de la commune de Grigny par rapport à l'exercice précédent, où le déséquilibre était estimé à 9,8 millions d'euros ; »
Les conclusions de la CRC : extraits de l'avis du 10 juillet 2009 (2)
« CONSIDERANT que cette évolution s'explique certes par les contraintes budgétaires liées aux caractéristiques socio-économiques de la collectivité[…] ;
CONSIDERANT que l'aggravation du déséquilibre budgétaire reflète aussi le défaut de maîtrise des dépenses de fonctionnement, s'agissant notamment des dépenses de personnel et des charges courantes […];
CONSIDERANT donc que, sous peine de voir la commune continuer à recourir à des 'expédients budgétaires' susceptibles de masquer temporairement la gravité de la situation […] et s'enfoncer dans une spirale de déficits cumulés, […] l'urgence commande la mise en œuvre de mesures ayant un impact immédiat, tant en dépenses qu'en recettes de fonctionnement, de nature à amorcer un véritable redressement de l'équilibre budgétaire ;
CONSIDERANT que la réduction du déséquilibre du budget […] nécessite dès lors une hausse importante des taux de la fiscalité, seul moyen à la disposition de la commune pour accroître sensiblement les recettes de fonctionnement et ramener le déficit 2009 à environ 10 millions d'euros ;
[…]
CONSIDERANT qu' […] une recette fiscale supplémentaire de 4 millions d'euros nécessite de majorer de 50% les taux de la fiscalité directe locale
L'arrêté préfectoral du 7 août 2009 : l'application des recommandations de la CRC
• Dans son avis du 10 juillet, la CRC « invite le préfet de l'Essonne à régler le budget de la commune […] sur la base du présent avis. »
• D'où l'arrêté préfectoral du 7 août 2009, qui prévoit la hausse des taux de la fiscalité locale.
=> L'augmentation des impôts est l'application de l'avis de contrôle budgétaire rendu par un tribunal, et non une décision « arbitraire » du Préfet sur laquelle il pourrait revenir.
• Résultat attendu : ramener le déficit de la commune à 10,4 millions d'euros.
L'impact de la hausse des impôts : les taux (1)
La taxe d'habitation en 2009 : calcul à partir de l'avis d'imposition 2008

Au total, la taxe d'habitation (TH) augmente de 32,7% La cotisation moyenne était en 2008 de 586 € . Quelqu'un qui avait payé 586 € en 2008 paiera 778 € en 2009, soit une augmentation de 192 .€
NB : Pour 50% des articles du rôle, la cotisation est inférieure à 500 .€ L'augmentation sera alors inférieure à 164 .€
La taxe foncière en 2009 : calcul à partir de l'avis d'imposition 2008

Au total, la taxe sur le foncier bâti (TFB) augmente de 31,9%
La cotisation moyenne était en 2008 de 1225 € .
Quelqu'un qui avait payé 1225 € en 2008 paiera 1616 € en 2009, soit une augmentation de 391 .€
NB : Pour 94% des articles du rôle, la cotisation est inférieure à 1524 .€ L'augmentation sera alors inférieure à 486 .€ Les sociétés, bailleurs sociaux et
entreprises représentent 5% des propriétaires, mais acquittent près de 60% de l'impôt foncier.
L'impact de la hausse des impôts : les taux (2)
• Certes, les pourcentages d'augmentation des taux semblent élevés.
• Toutefois, les taux correspondant à la part communale de la TH et de la TFB n'avaient presque pas augmenté depuis les années 1980.

L'impact de la hausse des impôts : les taux (3)
• Du fait de ce long gel des taux de la TH et y étaient très inférieurs à ceux des autres communes du département :

• Soit, par comparaison avec la moyenne départementale des 20 communes appartenant à la même strate démographique :

L'impact de la hausse des impôts : les bases imposables
• De plus, les bases imposables étaient et restent faibles à Grigny :
• Le régime des abattements facultatifs votés par la commune est très favorable. Ainsi, pour la TH, il existe un abattement général des bases (pour tous les redevables) et un abattement spécial des bases (pour les personnes de condition modeste) qui ont amputé les bases brutes de 16% en 2007 (soit 5 166 248 € de bases en moins). Si leur taux était ramené de 15 à 10%, le produit fiscal supplémentaire serait de 261 748 €.
• La valeur locative moyenne est faible.
• Soit, par comparaison avec la moyenne départementale des communes appartenant à la même strate démographique :

L'impact de la hausse des impôts : les produits fiscaux
• Produit fiscal = bases x taux.
• Du fait de la faiblesse des bases et des taux, les produits fiscaux étaient très inférieurs à la moyenne des communes du département situées dans la même strate démographique.

• Les impôts locaux constituent ainsi 22% des recettes réelles de fonctionnement de la commune, contre 35% en moyenne dans les communes de la même strate démographique.
L'impact de la hausse des impôts : le paiement
• Du fait de la notification tardive des taux, la date limite de paiement est fixée au 15 décembre 2009.
• Les habitants qui ont les plus faibles revenus sont exonérés d'impôts (cette exonération bénéficie à 10% des foyers pour la TH).
• Ils ne seront donc pas affectés par la hausse des impôts : c'est l'Etat qui se substitue à eux.
Au titre de cette compensation, l'Etat a versé à Grigny la somme de 591 335 € en 2008.
En 2009, cette somme va augmenter de façon parallèle à la hausse des taux de la fiscalité locale.
• Les autres habitants de Grigny pourront demander un échelonnement du paiement aux services fiscaux.
L'engagement de l'Etat : la contribution aux ressources de la commune
• Loin de se désengager, l'Etat contribue aux ressources de la commune à travers plusieurs dotations :
L'aide exceptionnelle
• Dans le cadre du dispositif "Grands Projets de Ville" (GPV), Grigny a bénéficié entre 2001 et 2004 d'une subvention exceptionnelle de 10 815 613 millions d'euros.
• Cette subvention devait contribuer à l'assainissement budgétaire de la commune.
• Bien que bénéficiant du dispositif "GPV", Viry-Châtillon, Corbeil-Essonnes et Evry n'ont pas bénéficié d'une telle subvention.
• Ainsi, dans un courrier au Maire de Grigny daté du 28 juillet 2004, Mme Catherine Vautrin, Secrétaire d'Etat à l'Intégration et à l'Egalité des chances, "souligne le caractère exceptionnel" de cette aide, qui est attribuée dans l'attente de la réforme de la Dotation de solidarité urbaine.
La Dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale (DSU)
• La réforme annoncée de la DSU a été décidée par la loi du 18 janvier 2005 sur la cohésion sociale.
• Cette réforme a mené à l'interruption de la subvention exceptionnelle.
• Toutefois, grâce à cette réforme Grigny a bénéficié d'une augmentation de 163% de la DSU, qui est passée de 1,1 million d'euros (2004) à 2,9 millions d'euros (2005).

=> La subvention accordée au titre des GPV était une subvention exceptionnelle. Elle ne peut donc être comparée à la DSU, dotation pérenne plus adaptée aux besoins durables de la ville de Grigny.
• Si l'on met à part les années 2003-2004, qui étaient exceptionnelles, la réforme de la DSU a permis à Grigny de retrouver dès 2005 un niveau d'aide équivalent à celui de 2001-2002.
• Depuis cette date, la DSU est en augmentation. Elle s'est élevée à 5,7 millions d'euros en 2009.
Le Fonds de Solidarité de la Région Ile-de-France (FSRIF)
• En complément de la DSU, Grigny est l'une des quelques communes du département à bénéficier d'une contribution du Fonds de Solidarité de la Région Ile-de-France (1,4 millions d'euros en 2009).
• La somme de ces deux dotations fait de Grigny la ville la plus aidée du département :
La Dotation de développement urbain (DDU)
• En complément de ces dotations de solidarité, l'Etat a décidé d'attribuer une dotation de développement urbain à 100 communes particulièrement défavorisées.
• Grigny est l'une des 4 communes de l'Essonne qui va en bénéficier.
• L'enveloppe est actuellement en cours de répartition.
Dotation globale de fonctionnement (DGF) et autres dotations
• La DGF attribuée à Grigny est en constante augmentation : elle est passée de 10,1 millions d'euros en 2006 à 12,1 millions d'euros en 2009.
• En outre, l'Etat accorde à Grigny diverses dotations qui sont importantes et en augmentation :

DGF et fiscalité : la contribution aux ressources de la commune
• Grigny a une structure des produits de fonctionnement atypique dans le département :
• A Grigny, la DGF et la fiscalité contribuent de façon équivalente aux produits :
- 36% pour la DGF ;
- 41% pour le produit fiscal total, dont 22% pour les impôts locaux.
• Alors que, pour les communes de la même strate démographique, la répartition est la suivante :
- 20% pour la DGF ;
- 57% pour le produit fiscal total, dont 36% pour les impôts locaux.
DGF et nombre d'habitants de la commune : la réunion avec l'INSEE (1)
• L'un des critères pris en compte dans la détermination du montant de la DGF est le nombre d'habitants de la commune.
• La population de Grigny est souvent considérée comme sous-évaluée : le chiffre du dernier recensement est 26 100 habitants, mais la municipalité considère qu'il devrait plutôt être autour de 30 000.
• Le Préfet a organisé une réunion avec l'INSEE, en présence du Maire de Grigny et de son Directeur général des services, afin de déterminer comment parvenir à un décompte plus affiné de la population.
• L'INSEE a rappelé que les services municipaux ont la charge de la réalisation des opérations de recensement, et évoqué plusieurs pistes pour améliorer leurs résultats.
DGF et nombre d'habitants de la commune : la réunion avec l'INSEE (2)
• Pour évaluer le nombre de logements, les agents recenseurs se basent sur le Répertoire d'immeubles localisés (RIL), qui est mis à jour par l'INSEE en fonction d'expertises réalisées par la Mairie.
• Or, lors des opérations sur le terrain à Grigny, il s'avère qu 'une part importante des adresses recensées ne sont pas des habitations.
• De même, le taux de logements vacants est anormalement haut à Grigny.
=> Le Répertoire doit donc être amélioré, afin d'avoir les adresses les plus fiables possibles
• Le taux de non-réponse est élevé à Grigny.
• En outre, le nombre d'occupants par logement semble sous-estimé.
=> Des campagnes de sensibilisation insistant sur la confidentialité du recensement doivent être menées auprès des habitants.
=> Des permanences en mairie doivent être organisées pour recueillir les bulletins des personnes qui n'ouvrent pas aux agents recenseurs.
Conclusion : le retour à l'équilibre budgétaire (1)
• Il existe une règle d'or pour le budget des collectivités territoriales :

=> Pour revenir à l'équilibre budgétaire, on ne peut agir que sur deux leviers :
- L'augmentation des recettes ;
- La maîtrise des dépenses.
• Par conséquent, la CRC, dans son avis du 10 juillet 2009, « estime que la commune de Grigny devra réaliser des économies de gestion substantielles, sans lesquelles le retour à l'équilibre budgétaire restera entièrement subordonné à un relèvement continu de la fiscalité locale. »
Conclusion : le retour à l'équilibre budgétaire (2)
• Il n'existe pas de tutelle de l'État : la commune s'administre librement. Le Préfet a suivi la recommandation de la CRC et augmenté les taux de la fiscalité locale, mais il ne se substitue aucunement au Maire dans la gestion de la ville.
=> Il revient donc à la commune d'entreprendre des réformes structurelles pour maîtriser ses dépenses et revenir à un budget équilibré.
• Afin d'aider les services municipaux dans leur travail de redressement des comptes :
• Le Préfet a demandé à la CRC de procéder à un contrôle approfondi de la gestion de la ville.
• Les services de la Préfecture pourront apporter leurs conseils et leur aide à la commune dans ses efforts pour rétablir l'équilibre budgétaire.
• Le Préfet a d'ailleurs proposé à la Mairie l'organisation de groupes de travail sur la question.
02:30 Publié dans Action municipale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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12/11/2009
COLLECTIF "100% contre" Quelle désillusion!
Pour exprimer leur mécontentement au sujet des 50% d’augmentation de nos impôts, des Grignois ont décidé de créer un collectif « le collectif 100% contre ».
Initiative intéressante et mobilisatrice car la colère est toujours un élément moteur pour créer une dynamique et susciter l’adhésion à une cause.
La première décision du collectif a été de se lancer avec fougue dans une pétition, totalement vide de revendications, mais qui a atteint le très honorable score de 3700 signatures !
En centrant cette pétition sur une question aussi peu dérangeante que « êtes-vous contre l’augmentation de 50% de vos impôts » le collectif « 100% contre » se donnait un prétexte pour manifester sa colère, et sauf à déclencher un raz de marée de signatures, se privait de tout moyen de prendre en main la situation et de rechercher de meilleures issues.
Effectivement, les efforts du collectif n’ont pas été beaucoup plus loin que l’organisation de la manifestation du 17 octobre sur la Place des Droits de l’Homme, où un journaliste du Parisien Libéré recensait à peine 300 participants, Maire, membres de la municipalité et du personnel communal, compris.
Il est évident que la raison d’être principale de la majorité des membres du collectif « 100% contre » n’était pas tant de protéger les intérêts des Grignois que de défendre la politique inefficace du Maire.
Grace à une débauche de moyens de communication et de propagande municipale, le Maire Claude VAZQUEZ, s’échine depuis de nombreuses années à nous faire croire que seul l’Etat est responsable de notre situation, que seul l’Etat est autiste, que seul l’Etat est la source de nos maux, que seul l’Etat ne respecte pas ces engagements.
Tout dévoué à ses dogmes, le maire a une fâcheuse tendance à nous pousser à des batailles d’opinions qui ont peu d’effets concrets car tout est orchestré pour éviter de débattre sur les facteurs d’évolutions positifs de notre situation financière et sociale débouchant sur des réalités plus immédiatement profitables que de simples victoires de communication.
Imaginons maintenant le contraire.
Un collectif qui cherche à expliquer aux Grignois où se situent exactement les difficultés rencontrées et quelles sont les responsabilités impliquées ?
Sa démarche serait nécessairement d’interpeler, les différents acteurs :
- le maire, ordonnateur,
- le trésorier payeur général, mandataire,
- la cour régionale des comptes
- et le préfet, chargés des contrôles,
sur le pourquoi nous en sommes arrivés à cette situation aussi catastrophique?
- Comment la chambre régionale des comptes a pu autoriser un déficit budgétaire, en contradiction avec la réglementation, avec un tel taux d’accroissement,
- Comment le contrôle de légalité a pu valider et entériner toutes les décisions du conseil municipal relevant des finances,
- Comment un préfet peut il prendre un arrêté aussi pénalisant pour des contribuables, sans tenir compte des réalités socio-économique du territoire communal,
- Comment une commune ayant un potentiel financier (impôts + dotations de l’Etat) supérieur à la moyenne de la strate des villes de 20 000 à 50 000 habitants peut expliquer que le taux du coût de personnel sur l’ensemble du budget de fonctionnement soit supérieur de 7 points par rapport à la moyenne des villes de même importance,
- Comment justifier qu’en ayant une baisse de recettes la municipalité n’envisage pas une augmentation raisonnée du taux d’imposition,
- Comment expliquer que notre population a augmenté de prés de 4 000 âmes en moins de 18 mois avec la construction d’un ensemble maternelle et primaire tous les trois ans depuis une décennie et que le recensement est de la responsabilité de la municipalité.
- Comment justifier l’entêtement de croire à l’apport dans les finances communales de 900 logements nouveaux sur l’emprise du futur centre ville alors que nous avons à gérer une surpopulation scolaire importante avec les surcouts engendrés,
- Comment comprendre l’attitude des services de l’Etat qui attribuent des logements à des personnes en très grande difficulté sociale dans la commune la plus pauvre de l’Essonne.
- etc,
Dans l’état actuel de nos finances, le Préfet prendra-t-il le risque de mettre sous tutelle notre commune ? Cette décision lui imposerait de gérer notre ville et ses contraintes avec un budget amputé de plus de 32% sur ces recettes par un déficit qui culmine à plus de 15 millions avec une obligation de réussir sans provoquer une fronde des contribuables solvables et une bronca des habitants dans le cadre d’une restriction des services à la population.
Face à un choix aussi risqué et un accroissement constant du déficit, le préfet préfère laisser la conduite des affaires au Maire, et soutenir l’augmentation de 50% de nos impôts locaux en même temps que la réduction de prestations de services à la population, toutes 2 recommandées par la chambre régionale pour contenir le déficit sous la barre des 10 millions.
Recommandations qui ne reposent pas sur l’étude du bien fondé ou non des dépenses mais sur le « dogme » de l’interdiction de présenter un budget en déficit:
- augmentation de 4 millions des impôts locaux soit 27% des recettes correspondant à l’accroissement du déficit de N-1,
- diminution arbitraire de 520 000 euros du 011 (charges générales) soit 5% et de 480 000 euros sur le 012 (charges du personnel) soit 2% de la masse salariale,
- et enfin réduction de 10% du montant des subventions aux associations.
Les mesures ne présentent que l’apparence d’une déflation fictive de notre déficit.
Cette façon de procéder par l’unique augmentation des impôts locaux et de limitation à quelques dépenses comme seul levier ne peut être génératrice de désendettement car dans l’état actuel des finances municipales et de leur conduite aucune résolution de notre problématique ne peut trouver de réponse si une réflexion sérieuse n’est engagée au niveau du déficit chronique des structures de la petite enfance, de notre masse salariale, des frais financiers, du report du déficit sur le budget primitif de l’année suivante, etc.
La menace qu’agite monsieur le Préfet de recourir dans les années à venir, en cas de non réduction de notre déficit, de continuer d’augmenter la pression fiscale trouvera son épilogue lorsque le taux culminera à 39 %, taux maximum autorisé sur notre Département et cela, sans apporter remède ou résolution pour s’attaquer aux points forts et récurrents du déficit structurel avec le risque, de surcroit, de générer l’exode des contribuables solvables.
En conclusion:
Le collectif « 100% contre » a réussi à formaliser un mécontentement mais n’a pas porté le débat nécessaire à la situation posée auprès des acteurs et décideurs. Les effets recherchés de la médiatisation ont eu pour seul conséquence ou objectif d’éviter de débattre sur le fond de cette augmentation en attaquant la forme du caractère injuste de cette décision qui frappe les contribuables Grignois directement dans leur porte monnaie.
Le préfet prend la décision arbitraire d’augmenter nos impôts sans proposer en contre partie la mise en place d’un groupe de travail incluant une représentativité de contribuables Grignois pour engager un processus de réflexion sur le COMMENT sortir de cette gangue qui nous enserre et nous gangrène.
Un maire qui persiste dans sa communication municipale avec un 4 pages spécial budget communal, novembre 2009, pour nous annoncer qu’il interpelle le préfet pour lui proposer un « contrat d’objectifs » proposition que j’ai formulé le 27 septembre dans mon blog sous l’article « maintenant Grignois !!!Quel est notre avenir ».
Un Maire qui informe les membres du conseil municipal sur la correspondance adressée, le 30 octobre, au Trésorier Payeur Général sur sa demande de prise en compte de la situation particulière de chaque contribuable Grignois confronté à des difficultés de règlement de l’augmentation de ses impôts. Demande que j’ai formulée et confirmée par voie de presse dans le Parisien libéré au Maire de notre commune dès la connaissance de l’arrêté préfectoral courant août.
Le premier combat à mener pour cette fin d’année,
c’est d’exiger que la préparation du budget 2010 se réalise dès maintenant, que les choix et les priorités soient discutés dans les comités de quartiers et que nous ayons un débat d’orientation budgétaire en toute clarté organisée à Sidney Bechet avec remise des documents aux conseils municipaux au minimum 15 jours avant la séance.
Afin de permettre au conseil municipal de voter un budget en équilibre avant la date butoir du 31 mars comme toutes les communes de France et de Navarre et d’éviter une nouvelle hausse des impôts locaux aux contribuables Grignois
Le deuxième combat est d’amener l’Etat et la municipalité à signer un Contrat d’Objectif Communal d’Aide à la Restructuration et au Développement
les liant pour une période de trois ans avec évaluation permanente des résultats.
Le contrat à mettre en œuvre par voie conventionnelle entre la commune et les services de l’Etat (préfecture et trésorerie générale) doit comporter trois volets :
- Un engagement de la commune sur des objectifs de gestion pluriannuels afin de dégager des recettes (réductions de dépenses, modification de gestion, meilleure utilisation du personnel, etc.)
- un soutien financier de l’Etat (subvention de fonctionnement) et de l’Agence Française de développement au moyen d’emprunts à taux réduit.
- la mise en place d’une commission indépendante de contrôle qui rend compte annuellement et publiquement du respect des engagements de nos élus et des représentants de l’Etat.
Grignois, pour assurer à notre commune un avenir alternatif, nous devons mener de front ces deux combats !
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| Tags : finances, impots, taxes, prefet, déficit, mise sous tutelle |
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11/10/2009
Gabriel AMARD: Le petit théâtre de Grigny pour le grand cirque Parisien.
.
Dans un article du quotidien le Parisien, le président de la communauté des lacs de l’Essonne déclare qu’il n’y aura aucune vidéosurveillance sur les espaces publics à Grigny 2, ni ailleurs.
De quel droit, monsieur Gabriel AMARD, s’exprime-t-il au nom de Claude VAZQUEZ, maire de Grigny, pour décréter de l’inopportunité de la vidéosurveillance sur notre territoire.
Il est tant de rappeler à Monsieur AMARD que la communauté d’agglomération des lacs de l’Essonne n’existe que par la volonté des 2 conseils municipaux des communes de Grigny et de Viry Chatillon.
Monsieur AMARD, président de l’agglomération, n’est pas élu par les citoyens des 2 entités territoriales et n’a, de ce fait, aucune autorité sur les choix et décisions politiques de chacune de ces 2 villes.
Autre intrusion, dernièrement, lors de la réunion débat des associations de notre ville à la Ferme Neuve, un personnage intervient, en plein débat, pour nous expliquer qu’il représentait Gabriel AMARD, empêché, et chargé de nous porter le message de celui-ci sur son soutien dans l’épreuve de « l’injustice de l’Etat », augmentation des impôts locaux sur arrêté du Préfet, qui nous frappe dans des termes de supériorité hiérarchique condescendante.
Pourtant à ma connaissance, nous n’avons aucun lien de vassalité vis-à-vis du Président de la communauté d’agglomération, gestionnaire des financements communs.
De plus, en quoi la CALE interfère-t-elle sur la vie ou le fonctionnement des associations de notre ville. La compétence a-t-elle était transférée ?
Je réitère ma position sur le fait que la Communauté d’Agglomération des Lacs de l’Essonne n’est qu’une structure de mutualisation de moyens financiers sur des compétences transférées sur un programme d’actions définies par les municipalités.
La ligne politique dans nos villes reste de l’autorité pleine et entière des Maires : Simone MATHIEU et Claude VAZQUEZ.
Et pourtant, le Président de la CALE, secrétaire national du Parti de Gauche, ne manque aucune des opportunités qui lui sont offertes de se servir, comme tribune médiatique, de tout événement potentiellement polémique : vidéosurveillance dans nos quartiers, augmentation arbitraire de nos impôts locaux par un représentant de l’Etat et autres qui affectent tout particulièrement les autochtones Grignois afin d’assoir l’omniprésence du Parti de Gauche dans notre paysage territorial et citoyen.
22:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : communauté d'agglomération des lacs de l'essonne; finances; part, communistes |
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27/09/2009
Et maintenant grignois!!! Quel est notre devenir ?
L’arrêté du Préfet est « tombé », le Maire le conteste, les feuilles d’impôts sont imprimées, le microcosme local s’émeut, la salle du conseil municipal, pour sa séance de présentation de l’avis de la Cour Régionale des Comptes (CRC), est comble (15 places debout offertes à la population).
La forte augmentation de nos impôts locaux devient dans les médias un sujet vendeur, cette notoriété éphémère nous donne droit pour le conseil municipal du 22 septembre dernier à la présence de la télévision et à la presse écrite.
Les effets de manches sont de droit, le débat s’enlise dans la litote, et le peuple payeur s’impatiente, il attend des actes et un signe d’espérance pour l’avenir.
La joute oratoire n’apporte aucun élément de réelle compréhension aux conseillers de la majorité, exclus de l’ensemble des débats du bureau municipal. Ils sont ignorants des tenants et aboutissants de la gestion comptable des finances locales et prennent leur mal en patience pour acter l’avis de la CRC et ses conclusions.
Les constats et les conséquences de la situation présente sont partagés par la majorité des participants, mais sa gestion dans sa résolution ou son traitement porte débat.
Les chiffres sont têtus et s’absoudre de son implication dans la gestion financière de notre ville en transférant uniquement les causes de notre déficit de 15.4 millions d’euros de notre commune sur l’Etat n’est pas une attitude très responsable.
La Liste VIVRE à GRIGNY, pendant la campagne des municipales, avait alerté les grignois sur les dérapages de la situation financière et de ses conséquences. Il est dommageable de devoir attendre que la population soit touchée directement au porte monnaie pour commencer à percevoir la réalité de la situation, l’attente fut brève pour constater que l’anticipé se confond déjà à la réalité.
Les citoyens solvables réclament des réponses concrètes de la municipalité et devant l’ampleur de la hausse des impôts imposée par le préfet créent un collectif contre cette décision arbitraire.
Les responsables du collectif sont appelés à rencontrer le préfet le mercredi 30 septembre. Quels arguments forts vont-ils pouvoir opposer à cet arrêté: 3000 signatures, les difficultés de paiement de certains foyers, l’entrave au développement du cœur de ville tout cela n’est pas à la mesure de l’enjeu et le préfet ne veut pas qu’on lui fasse porter la responsabilité de la mise en faillite de notre commune. Alors, il se donne les moyens de juguler le déficit à un niveau acceptable et supportable par nos finances.
La politique de la ville initiée depuis de nombreuses années sous différentes gouvernances à contribuer majoritairement à l’apport des équipements nouveaux décidés par la municipalité, la création de la zone franche a permis l’essor de notre tissu économique avec la création d’emplois nouveaux, la réforme de la dotation de solidarité urbaine (+ 157%) a génère des suppléments de recettes, etc. Prétendre dans un tract de contre manifestation le 26/09 que : « c’est bien l’Etat qui porte la responsabilité de nos difficultés et personne d’autre » ne présage rien de concret dans les futures discussions avec ses représentants.
Cette politique de l’accusation sans remise en question de son comportement nous conduit dans un chemin sans issue où l’ensemble de notre population va souffrir : Les uns, de part l’augmentation de la pression fiscale, les autres, de part la diminution des prestations et services.
Mon inquiétude grandit aux aperçus de la situation financière en cours d’exercice : emprunt sur emprunt et à quel taux !
Quel budget primitif pour 2010 et quelles projections réelles pour les années à venir.
NOUS, GRIGNOIS, REFUSONS LA SITUATION D’OTAGES
QU’ILS VEULENT NOUS IMPOSER.
Exigeons que l’Etat et la municipalité signent un Contrat d’Objectif Communal d’Aide à la Restructuration et au Développement les liant pour une période de trois ans avec évaluation permanente des résultats.
Il devra être mis en œuvre par voie conventionnelle entre la commune et les services de l’Etat (préfecture et trésorerie générale) et comporter deux volets :
1) Un engagement de la commune sur des objectifs de gestion pluriannuels afin de dégager des recettes (réductions de dépenses, modification de gestion, meilleure utilisation du personnel, etc.)
2) un soutien financier de l’Etat (subvention de fonctionnement) et de l’Agence Française de développement au moyen d’emprunts à taux réduit.
Ce contrat devra obtenir l’approbation des Grignards et Grignois et la mise en place d’une commission indépendante de contrôle qui nous rendra compte annuellement et publiquement du respect des engagements de nos élus et des représentants de l’Etat.
La municipalité a une obligation de résultat
Elle nous doit une visibilité sur notre devenir.
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| Tags : finances;argent;vazquez, parti communiste |
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17/09/2009
GRIGNY: L'IMPASSE FINANCIERE
CONTRIBUABLES GRIGNOIS le, 15 septembre 2009
IMPASSE DES FINANCES
91350 GRIGNY
Monsieur le Maire,
Le préfet dans son arrêté de règlement du budget primitif 2009 stipule en conclusion que la commune devra réaliser des économies de gestion substantielles sans lesquelles le retour à l’équilibre budgétaire restera entièrement subordonné à un relèvement continu de la fiscalité locale.
Cette menace de recourir systématiquement aux contribuables grignois pour compenser les « aléas » de votre gestion, est-elle réelle ?
Vous avez, dans les deux années antérieures, décidé de ne pas voter le budget et de part la loi, laissé le préfet l’arrêter.
Ce refus d’assumer cette responsabilité nous a « valu » une augmentation de nos impôts de 3 % en 2007 et de 10 % en 2008.
Cette année, vous décidez de voter le budget avec un déficit de 14.5 millions d’euros soit une augmentation de 5.5 millions par rapport au budget 2008 arrêté par le préfet.
Le préfet ne voulant plus cautionner cette dérive budgétaire décide de suivre l’avis de la Chambre Régionale des Comptes dans sa recommandation d’accroitre la pression fiscale pour dégager des recettes nouvelles afin de limiter le déficit à 10.4 millions d’euros.
A la veille de recevoir nos avis d’imposition, nous ne pouvons, nous contribuables grignois, que constater la triste réalité des taux arrêtés pour notre commune :
- 26.01 % pour la taxe d’habitation (+ 44.26 %)
- 25.79% pour la taxe foncière (+50 %)
En sachant que la loi autorise le prélèvement des impôts locaux jusqu’à concurrence de 2.5 fois le taux moyen des taux pratiqués sur l’ensemble du département, nous arrivons pour l’Essonne à un taux d’environ 39 %.
Devant l’implacable réalité des « chiffres » la menace de recourir encore à la fiscalité locale, en cas de non respect des mesures préconisées par la CRC par défaut de mesures concrètes par la municipalité dans la gestion du déficit de notre ville, est bien réelle !
La première conséquence de cette brutale augmentation de nos impôts, sans préavis, va être de rompre l’équilibre financier précaire de nombreuses familles et, de vouloir réitérer cette solution de recettes nouvelles par un nouvel accroissement de la fiscalité locale, au prochain exercice budgétaire, serait catastrophique pour la majorité des contribuables de notre commune et suicidaire pour le devenir de notre ville.
Et pourtant, le retour à l’équilibre de nos finances est un impératif !
Vous avez décidé de réagir, à cette situation, en présentant un recours en annulation du présent arrêté du préfet devant le tribunal administratif et en demandant à la direction générale des services d’étudier comment répondre aux exigence de la CRC.
Pour ma part, les conditions nécessaires au redressement de l’équilibre financier et l’épanouissement de notre commune, est de contraindre les trois parties engagées dans la gestion de notre commune : le maire de Grigny, le préfet de l’Essonne et le trésorier-payeur général du Département à une implication directe et concertée.
L’Etat doit prendre en compte l’ensemble des éléments de la situation existante :
· notre endettement,
· Le surcoût généré par le taux d’enfants à scolariser supérieur à la strate,
· la reconnaissance du nombre de concitoyens qui peuplent notre ville,
En contre partie, le Maire doit faire la preuve :
· d’effectuer les choix budgétaires qui s’imposent pour répondre aux mesures de redressements préconisées par la CRC,
· d’initier les changements dans le management de nos services municipaux pour améliorer le service rendu à la population à un coût moindre,
· d’arrêter de recourir à des « expédients budgétaires » susceptibles de masquer temporairement la gravité de la trésorerie à la population.
Ce travail de fond, pour sortir de « l’impasse », doit s’effectue en partenariat avec les représentants de l’Etat. Seulement les relations que vous entretenez avec la préfecture et les autres représentants de l’Etat, depuis plusieurs années, ne nous incitent guère à l’optimiste.
Seul un Contrat d’Objectif Communal d’Aide à la Restructuration et au Développement liant les parties peut nous assurer de la convergence du travail dans la durée et de son efficacité. Ce type de contrat préexiste déjà dans des communes en difficulté.
Il sera mis en œuvre par voie conventionnelle entre la commune et les services de l’Etat (préfecture et trésorerie générale) et comportera deux volets :
1) Un engagement de la commune sur des objectifs de gestion pluriannuels afin de dégager des recettes (réductions de dépenses, modification de gestion, meilleure utilisation du personnel, etc.)
2) un soutien financier de l’Etat (subvention de fonctionnement) et de l’Agence Française de développement au moyens d’emprunts à taux réduit.
Une commission de suivi composée de la préfecture et de la trésorerie générale apprécient au cours de l’exercice la gestion de la municipalité au regard des objectifs définis en concertation avec la municipalité qui pourraient porter sur :
- La stabilisation des charges de personnels,
- La maîtrise des charges à caractères générales,
- L’aide aux associations,
- Le maintien de l’encours de la dette,
- Le recouvrement des recettes en souffrance,
- Etc.
La proposition que je soumets à votre réflexion pose le principe essentiel de faire travailler les différents acteurs dans le même sens, de dynamiser les équipes, d’envisager une sortie de la situation financière catastrophique par le haut.
La gestion de nos finances, depuis plusieurs mandatures, a placé les contribuables solvables dans une position d’otages, position dans laquelle ils ont pour seul privilège de subir, de débourser sans pouvoir agir et réagir.
Il serait responsable de faire participer de façon active les grignois dans l’établissement des choix, des orientations qui auront un impact sur leur quotidien afin d’acter les efforts à réaliser dans le but de dégager les financements nécessaires pour réduire le déficit sans accroître la pression fiscale.
Dans l’attente des décisions que vous allez être amené à prendre pour veiller au respect de l’arrêté du préfet, des mesures préconisées par la chambre pour agir sur le déficit de 10.4 millions d’euros et retrouver l’équilibre financier sur plusieurs exercices, veuillez recevoir, monsieur le maire, mes sincères salutations.
Serge GAUBIER
Conseiller municipal
Vice-président du Mouvement
Démocrate de l’Essonne.
MESDAMES, MESSIEURS LES CONTRIBUABLES,
VOTRE AVIS ET VOS SUGGESTIONS M’INTERESSENT !
00:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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05/09/2009
GRIGNY, LA DECENTE AUX ENFERS! A QUI LA RESPONSABILITE?
A la suite de l’annonce du déficit budgétaire de 15 millions d’euros et de la décision du préfet d’augmenter de 50 % la taxe foncière et de 44,26 % la taxe d’habitation, le Monde du 26 aout 2009 publiait « GRIGNY, LA DESCENTE AUX ENFERS ». Avec un titre digne d’un roman de série noire, le journal était certain d’éveiller l’intérêt d’une multitude de lecteurs. L’histoire était-elle pour autant à la hauteur de l’intérêt éveillé chez le lecteur ?!
A Grigny, le déficit des finances objet du bras de fer engagé par notre municipalité envers l’Etat est-il de l’ordre d’excès d’altruisme, d’imposition idéologie communiste ou de langueur de l’Etat par complaisance envers cette cité confrontée aux maux générés par un urbanisme imposé et non maitrisé des commis de l’État au fil des ans…
La même question se pose pour nombre de communes de la petite et de la grande couronne qui sont ou vont être confrontées aux difficultés de l’équilibre budgétaire sans couper les prestations de services minimum assurées à leurs concitoyens les plus défavorisés.
Pour ma part, la situation actuelle est une des conséquences d’une connivence implicite des deux parties.
Comment l’expliquer autrement alors que la loi oblige les collectivités locales à présenter un budget en équilibre, sous peine de sanctions, et que le Préfet, sur les recommandations de la cour régionale des comptes, arrête le budget municipal de Grigny depuis plusieurs exercices avec un déficit en accroissement constant ?
La municipalité de GRIGNY a joué au chat et à la souris, avec la Cour Régionale des Comptes (CRC), et n’a finalement respecté aucun de ses engagements !
Au cours des années antérieures, notre municipalité, avec un défaut de recettes et un excès de dépenses, chroniques, a obtenue l’approbation de ses budgets de la part de la CRC, moyennant la mise en œuvre de recommandations faiblement contraignantes de nature à éviter l’emballement des dépenses de fonctionnement et à limiter la croissance des frais financiers générés par les emprunts engendrés par les investissements.
Pour « répondre » aux exigences de la CRC, se donner un label de bon gestionnaire, communiquer sur cette reconnaissance et en tirer profit pour accentuer sa politique, la municipalité de Grigny a, chaque fin d’année, reporté nombre de factures sur l’exercice à venir.
Cette stratégie du chat et de la souris complétée d’un bras de fer avec l’Etat, se traduisant depuis ces deux dernières années par le refus de voter son budget, ne pouvait qu’obligeait le préfet de respecter la loi.
Cette obligation le contraignait, entre autre, à prendre la mesure impopulaire d’ajuster à la hausse les taux d’imposition pour atténuer la dette en lieu et place du Maire pendant que ce dernier, dans le même temps, votait dans le confort de l’anonymat de la majorité l’augmentation des impôts au Conseil Général dont il ne voulait pas pour sa commune !
Seulement, cette pratique trouve ses limites dans une projection de court terme avec la contrainte forte d’une croissance exponentielle du déficit.
Cette année, devant l’ampleur de celui-ci, le Maire s’est trouvé dans l’obligation de changer de stratégie en présentant la réalité des dépenses en y intégrant le déficit réel mais, pour pouvoir présenter son budget au vote du conseil municipal il décide d’afficher en contre partie des recettes fictives, recettes qui assoiront l’équilibre budgétaire.
Un budget a l’obligation d’être équilibré et sincère et, devant cet impossibilité, le budget est affiché comme un budget revendificatif sur le thème des difficultés structurelles et d’exigences de complément de dotations dues.
Devant l’attitude et les jongleries comptables de la municipalité, l’ego des membres de la CRC a été mis à mal et ils ont réagit violemment et sévèrement dans leurs recommandations.
Le préfet, au lieu de proposer un échelonnement de la hausse, a suivi dans sa globalité l’avis de la CRC. Cette décision aura par conséquent des répercussions désastreuses en précarisant la situation d’une nouvelle frange de la population « solvable » de Grigny et soldera l’espoir de la venue des classes moyennes.
Le préfet se justifie en mettant en avant l’aide considérable apportée par l’Etat pour l’investissement. Le fait est exact mais cache que toute aide de l’Etat n’était acquise qu’à la condition que la municipalité apporte son éco de 10 à 50 % dans le financement des projets.
Pour la Municipalité le choix était tentant : équipements à faible coût pour la collectivité, perspectives d’une mixité sociale avec des rentrées financières, effet d’affichage et de communication faciles, etc.
Mais en se lançant sur ces projets avec ces 10 à 50 % de financements obligatoires pour les investissements, ajoutés aux répercussions directes de ces investissements sur le budget de fonctionnement, d’une gestion approximative et clientéliste, la Municipalité a conduit irrémédiablement la Ville au surendettement, car les projets n’ont pas répondu aux rentrées financières imaginées par son maitre d’ouvrage, le Maire Claude VAZQUEZ.
Le déficit s’est sans cesse creusé au fil des opérations, depuis la création de la politique de la ville et ses multiples plans, sans que les autorités de l’État ne lèvent le petit doigt.
La situation « inextricable » de nos finances locales ne peut trouver sa résolution dans la hausse constante des taux d’imposition et dans la réduction des prestations à la population proposées par les autorités de l’Etat.
Le traitement de la dette, une gestion innovante et rigoureuse, des choix clairs dans les objectifs avec des évaluations permanentes et des relations constructives avec l’Etat sont les éléments nécessaires et indispensables pour s’extraire de cette spirale du surendettement.
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27/08/2009
Le Monde 26.08.2009 - La descente aux enfers de Grigny
La descente aux enfers de Grigny
LE MONDE | 26.08.09 | 08h35 • Mis à jour le 26.08.09 | 15h36
Ville symbole des banlieues françaises, parmi les plus pauvres et les plus sensibles d'Ile-de-France, la commune de Grigny, dans l'Essonne (26 000 habitants), connaît une crise budgétaire sans précédent, signe de la fragilité des quartiers les plus difficiles. Endettée, croulant sous les dépenses dues à la pauvreté et à la jeunesse de ses habitants, disposant de ressources très limitées, elle n'arrive plus à faire face à ses obligations financières. De 1,9 million d'euros en 2006, le déficit est passé à 9,8 millions en 2008 et 15,5 millions en 2009, soit un tiers du budget communal.
Cette situation, qualifiée d'"inextricable" par des experts, a conduit la préfecture de l'Essonne à prendre une mesure spectaculaire : selon nos informations, le préfet, Jacques Reiller, s'est substitué à la municipalité communiste pour régler le budget et vient de décider d'augmenter de 50 % les taxes foncières et de 44,26 % la taxe d'habitation dans la ville, suivant les recommandations de la chambre régionale des comptes (CRC) d'Ile-de-France. Cette mesure, qui prolonge des hausses de 3 % en 2007 et 10 % en 2008, également décidées par le préfet, s'accompagne de la réduction autoritaire des dépenses de personnel et des subventions aux associations.
Dans son avis sur Grigny, la CRC parle de "grave détérioration" des finances de la commune. La préfecture insiste sur le caractère "exceptionnel" de la situation. "En France, seuls deux ou trois précédents peuvent être évoqués", souligne le préfet délégué à l'égalité des chances, Eric Freysselinard. Au point que la préfecture reconnaît - avant même leur mise en oeuvre - que les mesures décidées seront insuffisantes : la hausse des impôts et les mesures d'économies devraient seulement permettre de faire redescendre le déficit à un peu plus de 10 millions d'euros.
Car Grigny n'est pas victime de la crise économique actuelle mais subit, sur le long terme, la dégradation du niveau de vie des habitants et les insuffisances de la politique de la ville. Un "effet de ciseaux" terrible, propre aux villes pauvres de banlieue : comme la population est très jeune (40 % de moins de 20 ans) et ne cesse de se paupériser (49 % de logements sociaux, 21 % de bénéficiaires de minima sociaux, etc.), les dépenses de la commune augmentent en permanence. Mais les ressources financières ne suivent pas : à nouveau comme la population est pauvre (revenu par habitant inférieur de 40 % à la moyenne), la ville dispose de recettes fiscales très limitées. "C'est tout le problème des banlieues françaises qui est résumé dans l'exemple de Grigny. Comment ces villes peuvent-elles s'en sortir sans solidarité budgétaire régionale ou nationale ?", interroge un expert des finances locales.
Un cauchemar financier quotidien pour les élus de Grigny, sous surveillance de la chambre régionale des comptes depuis 2003. "La commune est structurellement dans l'incapacité d'assumer correctement ses missions", plaide Philippe Rio, premier adjoint au maire. Notamment face à sa jeunesse : avec près de 750 naissances par an, 4 500 élèves en classes maternelles et élémentaires, la ville doit faire face à des dépenses comparables à celles d'une commune de 40 000 voire 50 000 habitants. D'où cette absurdité : alors que les résultats scolaires sont médiocres et que beaucoup d'enfants trainent seuls, le soir dans les rues, le périscolaire est réservé aux enfants dont les deux parents travaillent...
"On paye l'histoire de l'urbanisation des années 1960. Grigny était un petit village de 3 000 habitants. En six ans, avec la construction de la Grande-Borne et de Grigny-2, on est passé à 25 000 habitants sans qu'il y ait eu d'accompagnement de la part de l'Etat", raconte Philippe Rio. La ville subit aussi les conséquences de l'évolution de sa population. Les classes moyennes, qui payaient des impôts, sont progressivement parties, remplacées par des populations pauvres, non imposables, notamment des immigrés nouvellement arrivés, pour lesquels Grigny constitue une des portes d'entrée en France.
"Il y a eu, pendant très longtemps, un accord implicite entre l'Etat et la municipalité, analyse Pascal Troadec, un ancien adjoint communiste, passé dans l'opposition lors des dernières élections. D'un côté, l'Etat était très content de se débarrasser des populations difficiles et de les concentrer sur Grigny. De l'autre, la mairie en profitait pour se constituer une réserve électorale et faire du clientélisme". Un "donnant-donnant" confirmé par un responsable associatif : "On a circonscrit les problèmes sur Grigny. L'Etat se simplifiait la tâche. Les communistes étaient loin de s'en plaindre. Ça arrangeait tout le monde."
Conséquence de l'immigration, la population de la commune a augmenté. Avec beaucoup de sans-papiers. Et un nombre important d'habitants qui vivent, illégalement, dans des appartements sur-occupés. "L'Insee estime, dans son dernier recensement, que la ville compte 26 000 habitants. En réalité, nous sommes probablement plus de 30 500", explique Philippe Rio, reprenant les conclusions d'une étude indépendante. Un différentiel non pris en compte par l'Etat dans le calcul des dotations de fonctionnement, déterminées en fonction du nombre d'habitants. Soit un manque à gagner annuel de trois millions d'euros, selon la commune.
Face à ce constat, la municipalité a choisi le rapport de forces. Par deux fois, les élus ont refusé de voter leur budget, en 2007 et en 2008. Pour 2009, ils l'ont adopté mais en inscrivant des recettes qu'ils savaient être complètement fictives et en retenant des niveaux de dépenses irréalistes. Pour placer l'Etat "devant ses responsabilités" : "On a fait un budget revendicatif. Notre situation est exceptionnelle et suppose des moyens exceptionnels", clament les élus en demandant une subvention d'équilibre et des prêts à taux zéro. La préfecture a refusé ces demandes. D'abord parce qu'elle réfute le discours sur l'abandon de Grigny par l'Etat. "La commune est largement aidée depuis des années. Elle fait l'objet d'investissements considérables de la part de l'Etat", souligne le préfet délégué en donnant comme exemple les 370 millions d'euros prévus pour la rénovation urbaine. Ensuite parce qu'elle considère que la commune pourrait être mieux gérée. "Il y a un défaut de maîtrise des dépenses", constate la préfecture, reprenant les conclusions, sévères, de la CRC sur l'absence de rigueur budgétaire de la part de la mairie.
Les perdants sont les habitants. Notamment les derniers représentants des classes moyennes. Ceux que les opérations de rénovation urbaine tentent de faire revenir dans les quartiers, à coup de millions d'euros, pour apporter un minimum de mixité sociale. "La situation est ubuesque, dénonce Pascal Troadec, très critique sur l'attitude de la mairie comme sur celle du préfet. On cherche à attirer les classes moyennes mais on leur colle une hausse de 50 % des impôts. Comment voulez-vous qu'elles aient envie de venir ? C'est désespérant : on casse d'une main ce qu'on construit de l'autre."
Luc Bronner
20:53 Publié dans Action municipale | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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14/08/2009
Naturalisés français, à part entière pour les devoirs mais non pour les droits?
Le français naturalisé qui souhaite inviter en France, pour un court séjour, un des membres de sa famille, va constater au moment de la demande d’un visa touristique que la politique d’immigration choisie prônée par SARKOZY et conduite par l’homme d’ouverture BESSON a de regrettables conséquences « collatérales » pour nombre de Français.
Les règles administratives pour qu’un visa touristique ne soit pas détourné de sa fonction première, étaient déjà sévères. Les consuls les plus diligents et zélés de la France en poste dans les Pays émergents ont pris l’initiative de les améliorer radicalement en ne délivrant plus le visa touristique qu'à minima, soit en imposant des contraintes supplémentaires au dossier initial, soit en modifiant le contenu du dossier, soit en finissant par prétexter, si besoin est, un dépassement de quotas, totalement invérifiables.
L’ensemble des pièces justificatives à fournir pour une demande de visa (domiciliation, conditions d’hébergement, lien de parenté, ressources du foyer fiscal, assurances, billet A/R, etc.) doivent être visé par le Maire de votre commune pour valider votre droit d’accueil.
Votre billet d’avion doit être acheté au prix fort, pour vous permettre d’être remboursé en cas de rejet de votre demande par l’administration. Vous devez aussi souscrire avant toute décision, aux assurances maladie et rapatriement exigées. A l’issue de ce parcours, vous obtiendrez seulement la validation de votre dossier et non son acceptation.
Il reste à passer l’épreuve du consulat ! Si vous imaginez, qu’en vous rendant dans votre pays d’origine, pour appuyer la demande de visa de la personne de votre famille, tout sera plus facile, vous rêvez !
Vous risquez d’avoir dès le passage en douane, un avant goût de la face sombre et obtue de l’administration française, comme c’est arrivé récemment à un français parti faire un séjour familial dans son pays d’origine avec un passeport français, qui s’est vu réclamer avec insistance une carte de séjour.
Une fois sur place, vous aller découvrir qu’il faut maintenant prendre rendez-vous avec le consulat Français, par l’intermédiaire d’une société de service privé, en appelant par téléphone, uniquement à partir d’un fixe, un numéro facturé à un tarif exorbitant.
Le jour du rendez-vous, le premier travail de l’employé qui vous reçoit avec le membre de votre famille, sera de le ficher comme un criminel : avant d’examiner le dossier, il prend les empreintes des dix doigts du demandeur et le photographie. Ensuite, il examine les pièces du dossier, les trie, vous en restitue quelques unes sous prétexte qu’elles ne sont pas nécessaires. Interloqué, le Naturalisé peut toujours réclamer une explication, étant donné que ces pièces faisaient partie de la liste des pièces demandées lors de la demande de visa. On ne lui répondra pas ; l’employé lui signifiera simplement qu’il pourra récupérer le ou les passeports sous 48 heures.
Le Jour J, vous vous rendez au consulat. Ne vous étonnez pas d’attendre debout, à l’extérieur sous les intempéries, plus de 2 heures, l’arrivée d’un planton chargé de vous remettre le passeport et son visa à travers une ouverture dans le grillage.
Ce n’est pas sans stupeur que vous constaterez qu’on vous remet sans autre explication le passeport avec l’inscription de la date du dépôt de la demande et non le visa !
Difficile d’obtenir quelqu’un qui veuille bien vous expliquer ce que vous prenez pour une décision arbitraire ! Mais quand bien même vous l’aurez obtenu, ce sera « Dossier présenté incomplet » !
Bravo pour l’employé du Consulat qui vous a trompé, menti en vous déclarant que les pièces que vous lui avez fournies n’étaient pas nécessaires ! Bravo à son employeur qui ne ressort pas grandi de cette manière de procéder vile, honteuse, indigne d’une nation qui inscrit sur ces frontons « Liberté – Égalité – Fraternité » qui se comporte comme le dernier des goujats et méprise des droits aussi élémentaires que :
· Liberté de jouir de ses droits familiaux sans restriction,
· Non discrimination des citoyens et égalité de traitement entre français de souche et ceux qui ont fait le choix de le devenir,
Pensiez-vous élire des députés pour faire les lois et défendre le droit du peuple des citoyens ?
J’ai interpellé au cours d’une réunion publique la députée UMP de la 7 ème circonscription de l’Essonne sur ce sujet : bien entendu elle compatie à ces douloureuses situations, plusieurs cas lui ayant été déjà rapportés, mais rien ne peut être entrepris car la loi autorise l’administration à prendre des décisions sans avoir a se justifier auprès de ces citoyens.
Quant au député socialiste de ma circonscription, la 10 ème, j’attends toujours sa réponse pour une simple demande de rendez vous.
En France, la grandeur des grands c’est de ne rien répondre ou de répondre à côté, et de faire les canards…
Diffusez et communiquez cet article autour de vous pour que tout simplement chaque citoyen soit respecté, particulièrement par ceux qui sont les plus hauts placés : consuls, députés, ministres de droite ou ex de gauche, président de la république !
Le Ministre de l’Immigration se doit de mettre fin à ces pratiques déplorables qui avilissent la patrie des droits de l’homme en reconnaissant simplement le fait que toute demande de visa déposé par un Français, répondant aux exigences demandées et validé par les services de l’administration métropolitaine vaut quitus pour la délivrance d’un visa d’entrée dans notre territoire.
La politique de l’Immigration choisie et le mode d’application condamnent les Français naturalisés à une rupture implicite du lien familial qui les unit à ceux qui ont fait le choix de rester au pays. Le gouvernement doit extraire du quota de visas touristiques les membres des familles des Français Naturalisés.
La famille est et doit rester une valeur fondamentale dans notre pays.
Les Français Naturalisés, à part entière pour les devoirs mais aussi pour les droits.
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15/06/2009
LE TRANSPORT FRANCILIEN, DE L’INTERET DES GRIGNOIS
Actuellement, l’idée des transports en site propre dans le contexte du développement durable s’inscrit dans tous les projets en devenir dans le département et dans la région Ile de France.
Ce sujet d’importance des transports, dans bien des domaines, modifiera le quotidien de nombreux grignois : liaison directe avec les zones d’activités économique, accès aux soins, amélioration des conditions de transport, gain de temps, etc.
Nous ne pouvons que regretter que notre municipalité ne communique pas sur de telles thématiques et préfère « s’enferrer » dans sa publicité répétitive des effets visibles des constructions de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU), plus porteuse pour son image.
Pourtant 4 projets indépendants les uns des autres concernent directement notre commune :
· Le tram train Evry-Massy, avec une station dans le futur centre ville,
· L’évolution de la ligne 402 en tramway en site propre de Corbeil à Viry Chatillon,
· Le grand huit qui reliera l’ensemble des pôles d’excellence et les aéroports parisiens dans le cadre du grand Paris,
· Le projet de l’architecte Yves LION, dans l’aménagement territorial de l’Essonne de demain, en transformant la RN7 en boulevard urbain avec tramway intégré d’Evry à Grigny.
Certains de ces projets pourraient, dans le cadre de la construction de notre futur centre ville, mutualiser des travaux comme par exemple la future passerelle piétonne Grande Borne - Centre Ville dans le cadre de l’ANRU et une des deux traversées nécessaires au tram train Evry-Massy opération pilotée par le Syndicat des Transports d’Ile de France (STIF), etc. Une réflexion se doit d’être menée pour amortir le coût financier important de ces opérations.
Pour expliquer aux Essonniens le projet tram train Evry-Massy et recueillir leurs remarques ou suggestions cinq réunions de concertation sont programmées pendant la période du 25 mai jusqu’au 3 juillet.
Pour nous Grignois, une réunion est organisée par le STIF le lundi 22 juin à 19 heures 30 au siège de Communauté d’Agglomération des Lacs de l’Essonne, avenue Kennedy à Viry Chatillon.
Le projet définitif tram train Evry-Massy sera arrêté à l’issue de cette période de concertation.
Grignois emparez vous de ce projet ils vous concernent : son tracé, son intégration dans notre environnement, les nuisances sonores potentielles, ….
Nous nous devons d’être présent et de donner notre avis sur chaque opération nouvelle qui concerne le devenir de notre ville : GRIGNY.
Au 22 juin.
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15/05/2009
L’EUROPE, ON DOIT EN DEBATTRE !
Le mot d’introduction
La section locale du Mouvement Démocrate de Grigny, a placé cette soirée débat, sous le thème « Nos Quartiers sont en Europe ».
Pourquoi ce choix !
Dans nos Quartiers, l’Europe n’est pas la première des préoccupations et, est perçue comme une institution lointaine, compliquée.
Dans nos quartiers, l’Europe est considérée comme un pan de la politique étrangère de la France et, est ressentie comme un pré carré de nos gouvernants et d’un certain élitisme.
Aucune communication, aucun débat public sur le travail des instances Européennes avant qu’elles ne légifèrent sur des sujets aussi important que le temps de travail que la commission européenne de monsieur BARROSO tente de faire passer à 60 heures par semaine.
Pourtant, l’Europe est là, présente, réelle mais qui reste virtuelle pour nombre de nos concitoyens.
Sur le territoire de Grigny-Viry, l’Europe a cofinancé 110 projets dans la période 2006/2007 dans des actions autre que sa participation dans la construction des pépinières d’entreprises, du centre de formation ou de l’aménagement des berges des lacs.
L’Europe on en parle, mais seulement dans les conseils municipaux pour demander des subventions au titre du Fond Européen de développement régional (FEDER) ou du Fond Social Européen (FSE).
Le programme PIC URBAN II (2001/2006), sur notre territoire, a été subventionné à hauteur de 13 MILLIONS €uros et dans le cadre du projet In – Europe 2009/2013, la communauté d’agglomération des Lacs de l’Essonne a demandé un financement de 25 Millions €uros pour développer des actions partenariales sur des thématiques telles que l’emploi, la formation, l’insertion et l’éducation.
L’Europe, on l’accuse de tous nos maux et très souvent nos gouvernements ont tendance à se cacher derrière elle pour justifier toutes les mesures impopulaires.
Mais l’Europe elle avance, elle s’élargit, elle s’impose.
En France, notre parlement légifère pour 60% de son temps sur les transpositions des Directives Européennes adoptées par la commission et le parlement dans le cadre de la codécision.
L’Europe est une réalité humaine, sociale et économique.
Notre avenir et notre devenir passent par l’Europe ; L’Europe, c’est une affaire de citoyens, de citoyens européens et nous le sommes !
Pour toutes ces raisons, nos quartiers qui sont en Europe doivent en acquérir l’esprit et intégrer dans son quotidien, son potentiel, ses ressources et ses moyens.
Car, combien de nos jeunes connaissent et profitent du service volontaire européen, des programmes Erasmus pour les étudiants, Leonardo pour les apprentis ou du PEJA programme pour soutenir les projets d’échanges, de coopération et de mobilité des jeunes de 13 à 30 ans sans condition de formation, ni de diplôme et dont, l’objectif est de promouvoir la citoyenneté européenne active, la tolérance, la solidarité et la compréhension mutuelle.
Qui mieux que nos quartiers, illustre l’expression vivante de la Devise Européenne :
« Unis dans la Diversité ».
L’Europe, de part sa construction, est le cadre pertinent pour lutter contre la discrimination ethnique, culturelle et sociale qui frappe nos quartiers et sa population.
- Nos quartiers sont en Europe.
- Nous sommes Européens.
- Nous nous devons de faire Front, de prendre part à la construction d’une Europe humaniste et solidaire, proche des citoyens.
C’est de la situation présente de nos quartiers, dans sa dimension territoriale et sociale, et des perspectives de gouvernance européenne que nous allons débattre ce soir avec nos 2 intervenants : Fadila MEHAL et Tarik MEZIANE.
Serge GAUBIER, Vice-président du Mouvement Démocrate de l’Essonne.
PRESENTATION DE NOS DEUX INTERVENANTS
Fadila MEHAL
Elle est la présidente-fondatrice de l’association des Marianne de la diversité, née après les émeutes des banlieues en 2005.
C’est au cours de celles-ci que nombre de nos concitoyens ont pris conscience, dans la difficulté de la résolution de cet embrasement, de la place et de l’importance des femmes de la Diversité dans la vie de nos cités, ces femmes surnommées affectueusement dans nos quartiers « les mamans ».
Le but des Marianne de la diversité est de rendre visible ces femmes issues de la diversité sociale, culturelle et ethnique dans l’espace public car aujourd’hui, elles en sont encore les grandes absentes.
Dans la vie publique, Fadila est directrice de la culture dans un établissement public chargé de cohésion sociale.
Elle est la troisième tête de liste sur l’Ile de France pour le Mouvement Démocrate
Elle a été membre du conseil économique et social pendant 6 ans de 2002 à 2008.
Tarik MEZIANE
Il est maître de conférences au Muséum National d’histoire naturelle et membre de la conférence nationale du Mouvement Démocrate.
Ce soir, Tarik est avec nous, pour 2 raisons :
- La première, il aime Grigny, il vient de temps à autre faire ses courses au marché de la Grande Borne et il participe à chaque campagne électorale de niveau national sur notre territoire pour le Mouvement Démocrate.
- La deuxième, c’est son parcours d’étudiant et de chercheur où il a acquis une dimension européenne et mondiale à travers ses travaux de recherches et de maître de conférences. C’est ce regard que nous voulions présent.
Son parcours a fait de Tarik un Européen convaincu.

LE DEBAT
Cette soirée a réuni plus d’une soixantaine de personnes mais un grand regret, le faible nombre de jeunes de nos quartiers qui, pourtant, sont les premiers concernés par la construction de cette Europe qui avance et avancera sans eux.
Le débat a été animé par Serge GAUBIER, conseiller municipal et vice-président du Mouvement Démocrate essonnien, et pendant plus de 2 heures le public a pu poser ces questions et débattre avec les intervenants en toute franchise et courtoisie sur des sujets qui interpellent nos quartiers.
Les principaux thèmes évoqués ont été l’immigration, l’intégration, les discriminations, les femmes dans les cités, la parité et la diversité dans la vie politique. A toutes ces questions Fadila MEHAL a commenté les positions du Mouvement Démocrate en particulier celle de la prise en compte de la diversité en rappelant que la France a une tradition ancienne d’immigration/intégration réussie. Elle a également appelé à la vigilance face aux « fausses bonnes idées » comme la discrimination positive qui risque de renforcer la victimisation des quartiers au détriment de la compétence des individus en mettant à mal le principe d’égalité de notre république.
La réponse de l’Europe face à ces inquiétudes a été présentée par Tarik MEZIANE qui a insisté sur les programmes européens existants en particulier ceux dirigés vers les populations les plus jeunes et a regretté le peu de visibilité de ces possibilités en citant comme exemple celui du programme Erasmus en milieu universitaire.
L’auditoire a également interrogé nos intervenants sur la position de notre Mouvement sur la candidature de la Turquie et l’élargissement de l’Europe en général. Il a été rappelé que dans notre conception de l’Europe du premier cercle, la Turquie n’en fait pas partie et que l’élargissement ne doit pas se faire au détriment d’une Europe politique que nous souhaitons plus forte. Une Europe renforcée, que Fadila MEHAL a appelée de ces vœux, pour « peser » plus fortement sur les résolutions des conflits dans le monde comme celui du Proche-Orient sur lequel des membres du public ont fait part de leurs inquiétudes et pessimismes.
Après le taux élevé du vote des grignois contre le projet de la constitution Européenne, naturellement la question sur le traité de Lisbonne et notre positionnement furent abordés. Tarik MEZIANE a dénoncé l’amalgame, qui en est fait par certains partis politiques, avec le projet de constitution européenne rejeté par les Français et a insisté sur le fait que le traité est porteur de grandes avancés démocratiques et de transparence dans le fonctionnement des institutions européennes.
Pour conclure, Fadila MEHAL a réaffirmé l’attachement de notre Mouvement à la construction européenne qui, dans un monde de plus en plus globalisé, se doit de présenter un modèle de société qui, nous l’espérons, placera de plus en plus l’humain au centre des préoccupations.


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